Aphorisme

APHORISMES

Si la nuit éclairait nos pas, ceux –ci seraient effacés par la lumière de nos humeurs et torpeurs noires. Ces dernières, sont insignifiantes pour nous- mêmes pour trouver le chemin, le "methodos", dès lors on crève du lendemain à venir.

Pourquoi valoir et vouloir?  Cette liberté s'annonce comme un bois vert sur verre : j'ai souhaité et j'ai revendiqué moult dessins et desseins pour un destin que je n'ai pas pu tracer encore.  Libertés : ce sont des libations intimes, chacun a une vision propre, non pas de la liberté mais bien au contraire de ces libertés. Pluriels, désignés par un article indéfini pluriel « ces ». Le passage  intellectif et     grammatical à l’emploi de l’article possessif pluriel « ses » ou démonstratifs « ces » libertés, pose d’autres problèmes : sont-elles ces ou ses libertés : individuelles ou bien communes, c’est - à - dire sociétales ?
Rendre compatibles les libertés individuelles et le vivre ensemble est un  problème du vivre bien seul ou du vivre bien ensemble. On voit poindre les difficultés liées à l’emploi terminologique du pluriel même de « libertés ». Un pluriel qui relie une kyrielle de problématologie éthique, politique, métaphysique sans laisser de côté la logique de l’action même. Dès lors, c’est s’attacher, ici, au sens de la pluralité accordée au terme de liberté. Puis au concept lui-même et dans quel contexte on peut entendre cette pluralité entendue soit comme l’agrégat d’unité soit comme la somme de liberté(s) de différents types liées elles – mêmes à une ou des conceptions de l’action humaine du droit qui le sous-tendent.  
Enfin « libertés », du point de vue psychanalytique a-t-elle un sens ? Lequel ?  En tant que « fonction », capacité « d’autonomie », qui font de la personne, du patient, l’acteur de sa propre thérapie ? Le logos antique entre autre chose, l’auto éducation, par exemple en psychiatrie, du patient avec sa maladie et son traitement tendent à montrer philosophiquement que le problème corps /esprit est toujours le nœud de la problématique qui se dégage du sens de l’action de l’individu dans ses libertés d’action : l’acrasie. C’est- à-dire celui qui agit consciemment ou non contre son propre intérêt.  Il y a d’une part le fait qu’il  s’octroie pour lui-même contre et envers sa maladie une des libertés vis-à-vis de son historicité et, d’autre part dans le rapport qu’il entretient avec le ou les praticiens et /ou le corps médical. Paradoxalement c’est là où les  libertés d’actions de chacune de ces parties qui se jouent ici : les libertés d’action de l’agent sont en questionnement. Aporétique le raisonnement peut y déboucher ! C’est en s’affrontant sur ces différentes questions que le sujet « liberté(s) » nous renvoie à que nous tentons d’être : des êtres de libertés en constructions  permanentes, récurrentes et rémanentes.

Fabien Rogier dans Inclassable.
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