Bachar et Asma

En tant qu’absurdité, que triste absurdité, la Syrie mérite amplement de figurer parmi les articles de ce blog.

Si nous récapitulons, qu’avons-nous ? Un pays dévasté, une guerre civile, des milliers de morts, des hommes, des femmes et des enfants tués sans pitié et sans distinction pour faire régner un ordre qui ne reviendra pas et un couple, troublant et énigmatique, à l’origine de tout cela : Bachar et Asma.

Quel gâchis… Ils sont beaux pourtant, ils sont jeunes, ou du moins ils ont les moyens de le paraitre. Il n’est toutefois qu’un président-dictateur, ce qui en soi peut constituer une originalité, mais enfin, ce n’est pas bien glorieux. Mais elle ?

Elle a manqué une opportunité, cela ne fait aucun doute. Elle aurait pu devenir un symbole. Elle a bien failli y parvenir. Belle et moderne, brillante et déterminée, ayant travaillé à Londres, à Paris, à New York, toujours à la pointe de l’élégance… la plus glamour des premières dames du printemps arabe. Sauf que le printemps ne lui a pas porté bonheur. Ce n’était pas son printemps. C’était celui du peuple.

A présent ce beau visage fait figure de masque hypocrite lorsqu’on le superpose aux atrocités dont nous sommes chaque jour les témoins désolés et éternellement passifs. Elle soutient son mari. Comment peut-on soutenir de tels actes. De quoi parle-ton le soir, à table, chez les El-Assad ? Parle-t-on ? A-t-on jamais vu autant d’horribles contradictions  réunies dans un seul couple ?

La soif de pouvoir est-elle à ce point aveuglante ? La jouissance du pouvoir mérite-t-elle la négation de toute humanité ? Il faut croire que oui… Tous les dictateurs lui sacrifient ce qu’ils ont de plus cher. Et pas seulement les dictateurs. Les chefs d’État lui sacrifient leur conscience, les chefs de parti leur dignité (suivez mon regard), les hommes et les femmes politiques leur intégrité, les juges leur partialité, tous leur innocence.

« Quand on tue de grands rêves il coule beaucoup de sang. » Kundera. La Syrie, comme l’Égypte, avait osé rêvé de Liberté. Bachar et Asma l’on banie, et le sang continue de couler.

Absurdités de la Vie dans Inclassable.
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