La Joconde solitaire...

... Au musée du grand Louvre, depuis des décennies. Mona Lisa, voyait passer des foules de touristes, d'admiratrices, d' admirateurs, parlant des langues étrangères. Des dialectes inconnus, venus de pays si lointains.  
Elle qui ne comprenait que sa sa langue florentine. 
Ils défilaient à la queue leu-leu ,pour passer devant son portrait, qui au fil des âges brillait comme une icône sacrée. 
Certains, étaient émus, ébahis ,émerveillés, subjugués ,amoureux, étonnés, envieux, jaloux... 
D'autres voulaient s' approcher, sur la pointe des pieds, au plus près presque pour l'embrasser, la toucher d'un doigt sur la vitre posée, sans oser! 
D'autres encore, la prenaient en photos sur leurs portables, en posant  avec des selfies, bien que ce fût strictement interdit. 
Parfois le soir, quand le palais était désert et silencieux. 
Mona Lisa  solitaire, fermait les yeux, se souvenant du temps de sa jeunesse, quand Leonardo dessinait ses contours, d'une main sûre, agile et divine. 
Son pinceau de soie soulignait ses paupières, attendrissant son sourire, avec toujours cette pointe de mystère; sur fond de décor "sfumato "
Le maître âgé d 'une Soixante années, était amoureux de son oeuvre et elle le savait, comme une fille modèle à son père. 
Elle éprouvait pour lui un grand respect. 
Elle le vouvoyait en silence. 
Mais elle aurait voulue être, une toile quelconque, pour passer sa vie inaperçue, dans une simple chaumière sur une cheminée dans le clair obscur. 
Le destin pour elle, avait tracé un chemin de gloire quasi mystique, avec une couronne de lauriers. 
À  travers les siècles; son sourire énigmatique, devait charmer des multitudes de foules du monde entier, sur son support de bois de peuplier. 
Un jour alors que je la regardais, ô miracle presque seul, dans cette grande galerie royale. 
J'ai vu couler une larme sur sa joue triste. 
J'entendais ses sanglots. 
Mon pauvre Leonardo. 
Ô, toi le grand artiste. 
Elle suppliait  le maître, de revenir de l'au delà, pour l'emporter comme jadis à  dos de mulet, à  travers les Alpes. 
Pour refaire, 
Le chemin à  l'envers. 
De Paris, Versailles, Amboise... jusqu'à  Florence, pays de son enfance. 
Oublier tous ces gens illustres, François 1er, Louis XIV, Napoléon 1er, les princesses, les rois, les foules, le monde, pour retourner vivre,  avec son maître Leonardo de Vinci. 
Très loin d'ici. 
Dans un palazzo de Toscane, au soleil d'Italie. 


Ps: (ce texte est pure fiction )

delta delta dans Inclassable.
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