Le blues du vendredi soir

Le blues du vendredi soir,

Par la vie, abimée
Délaissée
Esseulée,

En regardant à la télé M. Eddy (et sa tribu), qui a toujours aux pieds ses chaussettes noires,
Et moi, il y a toujours un coin qui me rappelle,
La nostalgie me surprend,
J'ai le blues du vendredi soir... 

Ces chanteurs et leurs chansons me ramènent à ma jeunesse,
à Salut les Copains, mon tourne-disque, les 45 et 33 T de mes idoles.

Paris dans les années 60, le 9ème arrondissent, le Square de la Trinité cher au coeur d'Eddy et de Johnny, Dutronc, c'est là qu'ils se sont connus. 

Le Golf Drouot qui a vu naître le rock français,
 
Place Pigalle, où se réunissaient les musiciens le soir, en quête de contrat,
avec sa grande fête foraine  annuelle, -c'était l'hiver, il faisait froid dans le grand bateau qui se balançait- Le clip de la première chanson "Tous les garçons et les filles"  de Françoise Hardy a été tourné sur ce manège.
https://www.youtube.com/watch?v=fywooUlcXXc
Mon premier emploi de sténo-dactylo.

Le 18ème arrondissement, la Place des Abbesses, son église St-Jean de Montmartre où j'ai fait ma communion et ma confirmation. Son petit square, son cinéma qui a été démoli depuis bien longtemps. 

La rue Lepic , ses vendeuses de quatre-saisons aujourd'hui disparues,

Le cimetière de Montmartre,

Le Sacré-Coeur, le Marché St-Pierre, les escaliers de la butte durs au miséreux, les vignes sur les coteaux. Quartier populaire au XIXème siècle qui a vu s'échiner  pour subsister, les familles, souvent des femmes seules avec leurs enfants, les peintres dont certains sont devenus célèbres, parfois après leur mort comme Vincent Van Gogh,

Le Moulin de la Galette, 
   
Place du Tertre et ses peintres, les poulbots, le Lapin Agile, la Rue St-Vincent,  

La rue Antoinette où j'allais au cathéchisme et au patronnage, 

La Place Charles Dullin et son théâtre... où j'ai fait quelques pas de danse rythmique et classique,

La rue Houdon, au troisième étage, où j'ai habité avec mes parents.
Quand je repasse au pied de l'immeuble, je m'y arrête, et tout me revient... Je revois encore maman à la fenêtre, son sourire, et son signe de la main lorsque je partais à l'école primaire juste en bas de chez nous, ou au collège de jeunes-filles rue Chaptal...
Et quand je rêve d'elle, je la revois souvent à cette fenêtre. 

J'aime ce quartier qui m'a vu grandir.
Que c'est loin tout ce que je conte là.
Une vie c'est long et court à la fois.

Lilia02 - 1.06.2018

lilia02 dans Inclassable.
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