Les larmes du fanatisme religieux.

Sur l'autel de l'indicible barbarie, il ne reste que des fleurs avec des petits mots d'amour, des ours en peluche, représentation de l'enfance assassinée, de l'innocence bafouée.

L'oiseau noir du fanatisme religieux, aveugle, barbare, a tué de petits êtres de lumière, radieux et purs; 
qui n'avaient commis comme seul crime, que de se rendre sagement à l'école, l'école de la neutralité, des valeurs, lieu de vie et de partage.

La cloche a sonnée ce jour là, d'un glas d'effroi et d'incommensurable cruauté gratuite.

Ils sont partis confiant, main dans la main, n'oubliant pas de déposer un doux baiser, sans savoir qu'il serait le dernier, à leurs Papas ou leurs Mamans, confiant leur précieux trésor, une jolie poupée ou un petit ours, confidents et complices de leurs joies et de leurs peines .

La vie précieuse, irremplaçable et innocente s'est arrêté au seuil de l'école, pourtant ils n'avaient plus l'étoile jaune cousue sur leurs manteaux.

Mais la religion déviante et adaptée à une idéologie raciste et haineuse, est un feu qui couve sous les braises de l'intolérance  et de l'obscurantisme, couvrant l'âme d'un voile noir.

Nos yeux ont vus, notre sensibilité légitime a été heurtée et s'est émue, une larme est tombé sur la terre tâchée du sang des innocents.

Une main fanatique s'est abattue sur un lieu de vie et de paix, apportant d'un geste de l'index, une pluie de honte, de lâcheté et de haines insensées et inutiles.

Pleurons, les poings fermés devant un tel acte, et oublions un instant nos problèmes quotidiens devant un tel acte, indigne d'un monde dit civilisé, indigne d'un idéal fait de tolérance , d'amour et de compassion, crions notre volonté, hurlons notre détermination pour que les religions restent une histoire d'amour, préservée de l'intérêt politique, financier ou idéologique.

Peut m'importe que cette histoire s'appelle , Bouddha, Mahomet, Jésus, juste une histoire d'amour simple et belle, dans le respect des consciences, sans vouloir se persuader que nous détenons la vérité.

Pourtant le printemps se faisait sentir, la nature s'éveillait à la vie, la journée se devait d'être belle, dans cette petite école juive; ils sont allés avec leur petits sacs d'écolier, pour repartir dans de petits sacs, privés à tout jamais de l'amour de leurs parents, des sourires et des joies que procure l'innocence de cet âge béni.

Ayons une douce et respectueuse pensée, pour ses petites victimes, partis bien trop tôt vers des cieux plus cléments, une vallée verdoyante, colorée aux couleurs de l'arc-en-ciel, remplie de fleurs aux parfums
d'éternité et d'amour, de papillons multicolores, de petits lapins bleus et roses.

Une larme à coulée sur l'innocence assassinée. Volez, volez, enfants , le ciel est immense et si beau, voyez comme vos ailes sont belles...

Marc de St Point dans Inclassable.
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