poesies en fractales

 BORBORYGMES ET FAUX PAROXYSMES
 
Que dire ? Quoi faire de cette anamorphose ?
L’homme se métamorphose !
Elle est peut-être la bête qui, en moi, sommeille ?
Elle hiberne en moi, comme elle, je suis en état de veille
 
Bleu foncé et point d’interrogation
Virgule et point de suspension.
 
Que sommes – nous ? Qui es- tu ?
Que voir ? Qu’y regarder et qui observer ?
Qu’est-ce qui nous reste à lorgner ?
Par cette oeillade diffamante et déformante ?
Tout cela ne peut que rester formellement
Qu’un dessin, d’un « design », d’un croquis mal fini,
 
Des affreux rimes,
Des affres, eux, rimes entre eux.
C’est littéralement un visage esquissé, qui,
Tel un aphorisme exprime en quelques mots le paroxysme.
C’est l’effacement d’une pensée au profit d’un borborygme,
Comme des onomatopées qui en disent plus long que des « discours ».
Toi viens là !  J’ai comme un relent d’émotivité que l’on a tous en soi :
Vomir tout en deçà, la part de moi !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
APPELLATION
 
Je me pèle et je m’épelle comme elle
Comme une paire d’ailes,
Je coupe l’ombrelle afin que le soleil passe
Simon PASS est passé dans ma vie,
Pour un bref moment, mais suffisamment,
Pour bien laisser des traces, sur une table de chevet : romans.
Un bon repas frugal, des larmes de joies entre gens bienséants.
Pour laisser des traces de pas, sur une table basse, ou à manger.
Quelques cheveux imbibés du chimique breuvage qu’est ce cépage.
Je veux casser et gagner des briques, des pensées d’effluves,
Refluer le fleuve couleur pourpre qui coule dans mes veines,
Des canons nasales ou nasaux pendent un filet de sang
La blanche a fait son effet sur mon alter ego,
Je m’en passe je dispose du vers comme je l’entends
Je tends un verre de Bordeaux Graves ? Pour que cela s’aggrave ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
NAUSEEUX
 
La nausée ; vomir ; avoir l’envie.
Vomir finalement ses tripes
Rechigner à rendre son repas
Se repaître des autres ; apparaître
Puisque en définitive tout revient à cela.
 
Nauséeux, je ne le suis pas parce que je suis triste
Ni encore moins écoeuré ni colique, juste baptiste !
Bilieux ; angoissé, régurgiter le repas de la chair
Mon non contrôle du coït : le  scatologique dans l’air
Tout doigt doit  restait figé ; ta main dans la gorge afin d’éviter
La nausée ! Insensible, « interstitiel » : l’environnement
Celui-ci ne peut se mouvoir : il vient à vous par l’estomac
 
La nausée ; la vomissure injectée de sang
La nausée
Voilà bien un mot,
Une senteur, une sensation partagée
Une odeur âcre et amère et aimée
Nauséeux je ne cesse de l’être.
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
BILIEUX
 
 
Bi- lieux, deux endroits en moi !
En droit positif, en droit négatif !
Bilieux car l’angoisse c’est comme
Une peur sans objet,
Un seul en sujet l’homme
Abnégation de ma liberté, lieu- même
De ma perdition en cheveux et écheveau
Mince et soyeux rien n’échaude le bilieux.
 
Bi- lieux : angoissé et fiévreux
D’amour déçoit, déçu d’amour de soi
Déchu d ‘émois, mais encore ?
 
Bilieux, je ne sais pas encore,
Ce qu’est la mort c’est ce qui me déçoit,
Bien que la cherchant du matin au soir, elle échoit
Au seuil de ma raison : parfois frôlée, sans pourvoir la montrer.
L’ossuaire est déjà installé,
Bilieux d’angoisses
Incessantes et impatientes
 J’ai deux endroits dont l’envers
Ne se brisera pas : lequel aura raison de l’autre ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  VISAGE RADIEUX  
 
 
C’est un visage radieux que l’on voudrait avoir,
Rien à voir aux rôdeuses rides des visages,
Celles-ci, arrivent avec le temps sans sourires,
Etre radieux, irradier de bonheur :
C’est pour les autres qui vous entourent !
La déroute des rides sous l’amalgame des crèmes
Censées réduire l’insensé : le temps, la vieillesse.
Le temps c’est du vif argent !
Crème de soins et engons de nuit,
L’immortalité dans le mercure, boissons des dieux- hommes !
Empereur ou simple mortel telle est la question ?
 
C’est un visage radieux que l’on cherche à montrer même dans la mort !
Embaumement  du sommeil du juste, meurtre de la beauté même !
Aguichante, léchant, appelant, épilant, désopilant et quoi encore !
 
Radieux le visage du bipolaire qui se regarde dans le miroir
Surtout qu’il est toujours dans l’attente d’un couloir,
Qu’il soit celui des « filles » d’attentes à celui du mouroir.
 
Radieux l’homme
Radieuse la vie,
On se le demande toujours !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
QUESTIONS DE FEMMES
 
Le Firmament, va en deçà et au delà de l’horizon
Tout dépend de quel côté du pôle se trouve-t-on ?
Du Nord ou du Sud ? Différentes sont les vues des constellations
Ce sont les possibles et différents ciels étoilés :
Avec toi j’en ai vu je t’en ai fait voir des nouvelles
Nous en avons  mêmes découverts de nouveaux :
Gémeaux ascendant taureau
Puis nous en avons généré d’autres
Celle du Sagittaire et celle du cancer ! Encore d’autres ?
Les aurores boréales quant à elles, quelques soient les pôles où nous sommes
 Elles y restent toujours d’une réelle magnificence !
Bipolaire je suis ! Tu l’es avec moi, quelle chance !
D’avoir la possibilité de voire le monde comme plusieurs hommes.
 
Tu es mon  Nil, bleu ou blanc,
Comme le fleuve incandescent sous le feu de RÂ
Les eaux descendent elles-mêmes du Sud vers le Nord
C’est le plus majestueux et le plus mystérieux des fleuves : où est la source ?
Source de vie, depuis des millénaires,  fleuve civilisateur, fertilisateur.
Son secret enfin trouvé vers la fin du dix-neuvième siècle
-  Tout est question de Rythme –
Dans la découverte géographique
Ou bien psychologique,
Jusqu'à quel point peut-on aller au bout de soi
Et à quel rythme le souffle de la vie peut-il être mirifique ?
Le firmament et le Nil n’ont d’égal que l’Hospitalité du cœur !
De ton cœur !
Ne suffit-elle pas à réanimer le souffle de la peur du malheur
Pour une quête de bonheur ?
Comme un grain de Sable, l’humidité et l’humilité,
S’associent pour donner un désert :
Sur lequel tous s’accordent à dire,
Que les merveilles du monde y ont leurs places.
Nous parvenons devant la contemplation des forces Célestes.
La  Mise en oeuvre du Contrat de vie avec soi, en soi, pour soi, pour nous 
C’est l’autre qui vous le donne, le  « je – tu » s’adonne au « nous »
Nous sommes aimants et amants du premier aux derniers jours :
Sans flagornerie, sans flatterie, vraiment, aucune.
On est toujours sous la Houlette de quelqu’un, de quelqu’une.

Fabien Rogier dans Inclassable.
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