Promenade à Diourbel

Après une vingtaine de jours à Dakar, j’avais décidé de rejoindre Ndiarap en passant par Diourbel, ma ville d’adolescence, voir ma famille.
Vers 13 heures, je descends de la voiture en croisant un vieil ami Moussa  . On échangea des souvenirs   . Il manifesta sa joie de nous revoir et m’informa qu’il travaille maintenant dans ce nouveau garage car l’ancien se trouvait en ville face à l’Hôtel de Ville. On se sépara avec l’échange de nos numéros de téléphone pour nous rappeler.
Je prends le jakarta direction quartier Escale  dans son Ecole privée Cheikh Fall Bayou Gor, une des pionnières dans l’enseignement privé dans la région de Diourbel, inaugurée en 1988 dans 3 ans fêtera ses 30 ans avec l’aide de Dieu.
Je m’y repose tranquillement avec le bruit des élèves qui me donna la sensation des classes, la causerie des profs avant leur entrée dans les classes et après les cours. Leur discussion se porte sur les élèves et leur performance et de la vie tout simplement. Parfois j’entends parler de la maladie de l’école sénégalaise avec ses grèves, de la baisse de niveau élèves etc. à mon avis la responsabilité est partagée. Peut-être avec l’espoir des états généraux de l’éducation on soignera l’école sénégalaise. Je continue mon chemin cette fois ci direction quartier champ des courses ici c’est la « Guinée bis » car des guinéens il n’en manque pas ; leurs cousins sérères les ont bien accueilli
Le deuxième jour je décidai de faire une promenade.
Je passe par l’ancien garage, l’Hôtel de Ville en traversant la Gare. Je vois un groupe de jeunes faisant l’activité physique ; je suis au Collège CES Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké.  . Je traverse le Stade Elimanel Fall, stade du club Sonacos, des Navetanes et du spectacle culturel avant de rejoindre le fameux marché de Ndoumbé Diop.
Pour ceux qui ne connaissent pas Diourbel, il a sa particularité d’être une ville historique du Royaume Baol à nos jours, tout comme Saint Louis ou Gorée. Voir Photos
Etant le bassin arachidier dans le passé, il a perdu ce titre avec l’exode massif rural, l’abandon des terres cultivables dû à la faiblesse de la pluviométrie, de faible rendement des récoltes et des politiques agricoles inexistantes même si on garde un espoir sur la mécanisation du système agricole.´
Sur le plan économique, Diourbel reste une des régions les moins avancées avec peu d’infrastructures à part l’usine Suneor. Beaucoup d’efforts devront être faits par cette nouvelle équipe municipale avec bien sûr l’aide du gouvernement sénégalais. Avec la position stratégique du milieu, on espère avant la finition de l’autoroute à péage Ila Touba, Diourbel va bénéficier d’autres infrastructures pour son développement. Les perspectives existent pour preuve depuis quelque temps on note une fleuraison des institutions financières et de services.
Diourbel aussi reste la ville de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké et de Cheikh Ibra Fall. En venant à Diourbel va voir la grande mosquée de Keur Gou Mak et passe par le quartier Cheikh tu verras les vrais Baye Fall. Enfin va visiter là où repose le grand savant Cheikh Anta Diop dans son village.
Revenir dans une région où j’ai passé toute mon adolescence est une impression indescriptible.

Fin de la promenade, je continue le chemin avec un esprit libre, un autre regard car la vie est un Chemin de fer.

sohsow dans Inclassable.
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