Chronique De la Liberté

Ce texte est une réponse à Mes petites impressions sur mes lectures de darkviki.


Mon avis: en réalité, il est faux de dire que ce texte est d’Épictète. C'est un dialogue que son élève Arrien a rapporté par écrit, de la même façon que Platon pour Socrate. Sachant qu’Épictète est un ancien esclave qui a été affranchit, il nous parle ici de la liberté. J'ai trouvé qu'au niveau de la fluidité du dialogue, c'était moins facile à lire qu'un dialogue de Platon. D'un autre côté, Épictète a tendance à se répéter moins, il ne fait pas de récapitulatif inutile avec ce qu'il a déjà dit. Cependant certaines métaphores comme cette histoire de "comment attaquer une citadelle" parlait en fait du "moi" et de nous-même, sont quand même très difficiles à comprendre j'ai trouvé. Il y a une première partie où Épictète parle des cyniques et des discours. Une deuxième partie sur la liberté. On découvre dans cette partie qu'il y a quand même une petite influence Socratique dans ce qu'il expose, notamment sur le fait que selon lui nous sommes esclaves de notre culpabilité lorsque nous tuons quelqu'un, point avec lequel je ne suis pas d'accord j'ai déjà dit pourquoi dans mon point lecture sur Gorgias. Être esclave de ses sentiments, ne pas l'être. A quel point peut-on être être libre? Est-ce que la liberté peut-elle n'avoir aucune limite. Bref, j'ai bien aimé cette petite lecture qui traite beaucoup, beaucoup d'aspects de la liberté, même si j'ai trouvé que, contrairement à un dialogue de Platon, c'était pas mal embrouillé. 

Conclusion: j'ai constaté que c'était beaucoup moins bien écrit qu'un Platon au niveau du vocabulaire, la fluidité du dialogue et des explications imagés que l'on ne comprend pas toujours. Cependant, cela traite un très large aspect de la liberté sous différents angles, idéal pour ceux qui aiment ce sujet.

Note:
14/20

Citation que j'ai le plus aimé: "C'est ainsi qu'un philosophe apporte son témoignage contre un ami; c'est ainsi qu'un philosophe fait le métier de parasite; c'est ainsi qu'il se vend pour de l'argent; c'est ainsi qu'au sénat, un homme ne dit pas ce qu'il pense, tandis que dans son cœur s'exclame son jugement, non pas une froide et misérable opinion, suspendue comme à un cheveu à des raisonnements de fortune, mais un jugement vigoureux et utile, un jugement que l'exercice pratique a vraiment initié."

darkviki dans Littérature.
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