Du Nadir au Zenith.

Me voici en ce lieu de la haute sagesse, de la force et de la pérennité, cette cathédrale cosmique voguant telle une nef au travers d'un immense champs de blé, à l'image initiatique des bâtisseurs de cathédrales,

Livre ouvert des mystères anciens, de l'unité perdue, du nombre d'or, de la géométrie sacrée, rapportée de Jérusalem, par neuf templiers.

Harmonie silencieuse aux vibrations si particulières, tentative de fusion entre le macrocosme et le microcosme, entre un monde énergétique invisible et un monde matériel perceptible, les deux se fondant dans un même creuset d'unité, d'esprit et de création, m'invitant au respect, au silence, à la réflexion, à l'élévation spirituelle la plus pure.

Je suis troublé au plus profond de mon être, tout ici m'est inconnu, l'intensité de mes émotions est à son paroxysme.

Je me semble humble et vulnérable en cette pièce sombre, aux symboles suscitant l'esprit pour le conduire sans doute vers l'essentiel et peut-être même a une réalité supérieure et cachée.

Je pense à la mort inéluctable, au temps qui passe, a ma condition humaine, à l'homme déconnecté de la source, ne percevant plus que l'univers de matière qui l'entoure, oubliant jusqu'à l'existence du Plérôme
, des Eons ,et de l'empirée.

Je pleure ce monde agonisant, prisonnier du joug de la loi de l'entropie et de l'esprit de malignité créé par la pensée négative, perturbant la fréquence harmonique universelle, entraînant chaque jour un peu plus
plus l'humanité vers la dévolution, l'éloignant de l'entendement du bien, de la perception de l'incommensurable sagesse émergeant du temple de Salomon.

Je rêve d'un monde libéré de l'ignorance et de l'intolérance, pour que l'homme puisse de nouveau marcher libre, en paix avec lui-même, les êtres et les choses.

Vais-je mourir pour mieux renaître, dois-je traverser toutes les formes manifestées de la vie, portées à travers tous les éléments, comme l'écrivait APULEE, dans ses métamorphoses.

Vais-je passer de l'ombre à la lumière, de la nuit au jour, sur le grand pavé mosaïque, me rappelant que le
blanc et le mal sont inhérents à l'espèce humaine.

Ce temple est-il à l'image d'un idéal personnel et collectif a construire et reconstruire sans cesse.

Serais-je confronté à une oeuvre du passé pour mieux me connaître et définir ma place dans l'univers.

Cette spiritualité me donnera -t-elle accès a une réalité intemporelle dépassant les contingences mental et biologique dans lesquelles je suis enfermé.

Serais-je éclairé sur le chemin de ma découverte intérieure par le flambeau lumineux du roi ABIA.

Vais-je découvrir que là où est l'intellect, là est le vrai trésor !

Vais-je me retourner sur moi-même, vais-je me découvrir tel que je suis ou tel que voudrais être, dans le miroir de vérité et de justice !

Vais-je oublier mes fausses vérités, mes préjugés du monde profane, m'éclairera-t-elle sur l'unité caché entre moi-même, les êtres et les choses, sur la sympathie de toutes les choses !

Je pense à la pierre philosophale, son alchimie, la transformation du métal vil en métal noble, du corps grossier et brutal à l'être de lumière.

Je pense à la pyramide de Keops, ses mystères célestes oubliés, sa projection vers Orion, la constellation d'OPHICIUS, l'antique dolmen caché sous la cathédrale de Chartres, le collège sacré des Druides, aux secrets Atlantes, transmis aux prêtes égyptiens et Aztèques.

Ce lieu ressemblerait-il par son symbolisme et son esprit à la géométrie parfaite, a un tombeau royal, un site sacré, une porte vers le Sidh, dans la nuit de Samain.

Serais-ce le grand Cromlech de Stonehenge de la terre des Angles et de Merlin L'enchanteur, l'Abbaye de Senanque, la chapelle de Rosselyn, la crypte aux deux cavaliers de Rennes-le-château, l'énigmatique cité Wisigoth, centre du cercle sacré, du grand secret qui fait trembler le Vatican, la commanderie templière de Paulhac, sa chapelle st Jean et ses croix de consécration, roues de l'univers à l'image du carré Sator, la cathédrale de Chartres et son chemin de lumière, sa rose nord, coeur des étoiles du Graal.

Je pense à mes lointaines origine du pays d'Oc, ce peuple humble, bon et pacifique, persécuté dans les
flammes de l'inquisition et de l'intolérance, ces pauvres parfaits, condamnés à l'anathème pour s'être juste voués à l'entendement du bien, dans l'esprit du signe du poisson, débarrassés du luxe, des faux semblants, débarrassés de l'erreur du concile de Nicée.

Qu'avaient-ils fait de si imparfait, ses pauvres parfaits pour que la main fanatique de Simon de Montfort 
s'abatte sur eux et les rendent à la nuit noire de l'oubli.

Sommes-nous seul dans l'univers, en perpétuel expansion, dans une pluralité de mondes éloignés de notre planète bleue, par un espace temps encore inconnu de la science, perdue dans ses certitudes si incertaines.

Le but de tous ces cercles de vie, serait-il partout le même ? Accéder à quelque chose de supérieur?

Ma construction personnelle ne serait -elle pas dans l'attention, l'écoute, l'entraide et la bienfaisance que l'on porte aux autres , sans rien attendre en retour, dans le juste choix de nos dualités, dans l'humilité naturellement retrouvée de notre conscience renaissante.

S'ouvrir à ses valeurs, est-ce s'ouvrir à la beauté de l'esprit, de l'âme et du cour dans une pure harmonie musicale.

GOETHE, s'interrogeait, " qui a donc marié les roses à la croix ? Akhénaton ( Moïse ?), le comte Raymond de Toulouse, ou Christian et son abrégé de l'univers AC/RC.

NIETSCHE affirmait : Devient donc qui tu es, sans jamais cessé d'être un apprenti.

Une pensée à Guilbert Motier de Lafayette, dont le récit de sa vie, sa destinée exceptionnelle, son esprit d'ouverture ,de liberté, et d'aventures, ont bercé mes nuits d'adolescent.

Je quitte le fini pour l'infini, je vais du Nadir au Zenith, en toute humilité.

Je me rappelle l'époque ou l'URIM et la THUMIN, étaient présents dans le saint des saints, d'or et d'acacia du temple de Salomon, construit par Hiram Abiff, dans la juste application de la géométrie sacrée et la nature supérieure du SHAMIR et de NETER. 

Cette ultime et sublime lumière de connaissance, d'amour, de perfection, de force qui transfigure et illumine sans jamais aveuglée les hommes de bonne volonté, comme le furent jadis les Lévites et les Esséniens.

Cette lumière, cette vérité est-elle comme le disait si justement la grande Simone Veille, " celle qui consiste à regarder les choses dans leur lumière qui leur vient de plus haut que les cimes qu'elles découvrent.

Marc de st Point( hrm).

Marc de St Point dans Littérature.
- 247 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.