ELLE ET MOI


De quoi pourrai-je bien parler ? Ce dont on ne peut parler, pourquoi pas ? Et de quoi peut-on ne pas parler ? Du ressenti qu’on embrasse face à une composition musicale.
Aussi nombreux qu’ils puissent être dans l’espace, soumis aux vibrations, ce ressenti est bien plus qu’unique car, émanant de l’extrême puanteur des accords qui, une fois parfaitement juxtaposés, deviennent lumières pour l’ouïe la plus inapprivoisée.
Puant dis-je, du fait de l'altération exprimée par un esprit lambda quand cette triade, toute seule exhibée, sera plu-tard, cette fondamentale qui désormais deviendra le canal directionnel de ce dernier et le maître de ses pulsions cardiaques.
Cet auditeur, quelques secondes encore maladroit, le voici transformé, apprivoisé et transporté. Pour ces mesures, mesurés seront ses propos car subjugué intérieurement. Il ne s’y attendait pas, s’y était pas préparé et voilà que loin du ferme, le tourbillon le mène vers les tempêtes les plus voraces émotionnellement.
Ballotté çà et là, c’est pour lui une merveille vermeille qu’il ne découvrira plus puisque unique. Alors, il se disposera dorénavant afin de naviguer comme flibustier robuste à travers ces vagues déferlantes qui lui sont tombées dessus lors de son embarcation.
Le paysage, autrefois vague et sauvage devient pour ce dernier, l’étalage de ces messages sombrant dans ces bouteilles gambadant sur l’humeur des ondulations inconscientes. L’harmonie le ramolli et sage se fait-il entendre de par son bruyant silence perforant l’âme de l’invisible que lui seul entendait, voyait et touchait…
Plus que jamais la musique se révéla à lui après bien entendu son acquiescement exprimé par sa nouvelle disposition du langage émotionnel.
Mais les musiques de la musique n’avaient toujours pas eu ce rapport.

La musique aimait bien se faire cajoler, se sentir comprise, reconnaître son identité au travers de ces pures âmes qui parmi toutes les musiques, les scindaient les unes d’avec les autres pour mettre au monde une musique.
Et si parfois elles étaient incomprises, amoureuses étaient-t’elles du chef-d’œuvre, celui par qui elles comprirent qu’elles avaient une place dans ce gourmand univers de l’acoustique. Sur toutes ces pléiades de senteur, son âme épousa une : l’ultime senteur bourdonnant tout au fond de son inconscient mis en jeu ses atouts afin de s’assurer la première place sur le trône du cœur de son créateur.



Celui-ci, non en aventurier mais en conquistador dompte les mugissements depuis l’œil de l’ouragan pour trancher le bruit d’avec le chant des sirènes, conséquence de ce vacarme.
Cachant le charme de ce mythique air hypnotisant l’esprit épris du superflu, seul les initiés peuvent rechercher la beauté dans la plus gracieuse disgrâce.






Tchétché Moïse Daniel (ARTISTE DE L'ART) dans Littérature.
- 341 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.