extrait 2 - biographie en cours d'écriture

Où commence la violence ?
Quand s’arrête-t-elle ?
Pourquoi fait-elle partie de nos civilisations, trop souvent de notre quotidien ?
Comment débute-t-elle ?
 
Lorsque la violence débute dès les premiers moments de la naissance alors que le déni de grossesse est présent chez une femme devenue mère, que l’innocence est bafouée, que la nature humaine d’une femme ne peut pas réfréner de bas instincts, ni même, l’addiction de l’alcool.
Au nom de l’habit de parent : on blesse, on culpabilise, on vulnérabilise encore et encore jusqu’au jour où l’irréversible s’installe et demeure en nous et que seule notre détermination, notre instinct de survie deviennent une lutte quotidienne pour se reconstruire, en proie aux agressions extérieures qui par période de vulnérabilité, nous projettent dans ce passé.
Où se délimite le bien, du mal ? Où s’arrête le bien et où commence le mal ?
Née d’une mère alcoolique, narcissique, incestueuse, d’une grande hypocrisie, je compris trop tard que ma vie n’avait pas eu le droit de s’épanouir. En manque absolu d’amour, il était ma quête – n’ayant pas connu l’amour maternel, je le recherchais…n’ayant été aimée, je craignais l’abandon. Ayant été maltraitée, je subissais espérant ou m’accommodant de ces trop lourds moments d’agressivité, que je transférais en mon cœur, pour des moments d’attention. N’étant pas éduquée contre les dangers des gens mauvais, je les endosserai successivement jusqu’au point du non-retour ou de la fuite absolue d’eux.
D’une mauvaise mère, je suis tombée dans les griffes d’un mauvais père – je sus plus tard, complices : elle, parce qu’elle voulait ma perte et lui, car il était avide de s’amuser à détruire un être issu d’un père étranger. Il était xénophobe, psychopathe, alcoolique et instructeur à la gendarmerie. La différence d’âge me paralysait et elle aura emporté ce qui aurait dû être les plus belles années, de ma vie. Comme toutes mères vivant une situation de conflit, mes enfants seront pris en otage de la violence surtout quand le père et la grand-mère feront front commun contre moi. Je n’avais aucun droit, même pas le droit de prononcer ce mot sans subir la violence physique. De la violence psychologique à la violence physique, les deux sont éprouvantes mais le traumatisme psychologique reste à jamais en nous. Seul, émerge notre moi profond, grandi, sauvé, intact… Car, ces psychopathes doivent savoir qu’ils ne peuvent tout atteindre !
La violence… J’imagine que tout commence au premier cri… sans doute, au premier coup ensuite, le cheminement s’installe. Les agressifs sont souvent des êtres narcissiques. Un mot, un refus, un doute et ils explosent dans un délire qui ne fera que progresser au point de nous rendre fou ! La peur est la première spirale, l’instinct de survie nous en délie pour affronter, émerger, se sauver, tenter de guérir ensuite.
De nombreuses victimes si elles ont pu se reconstruire, disent vouloir se libérer de la souffrance. Force est de constater à la lecture de certains témoignages, au détour de confidences reçues, de constater que nous courons après celle-ci ! Aspirant toutes et tous au bonheur, nous courons le risque de nous faire happer par une succession de faux bonheurs, de faux amours, de faux amis car notre équilibre émotionnel a été heurté, blessé, marqué et que même si consciemment, nous souhaitons le meilleur pour nous-mêmes et les nôtres, notre subconscient reste affecté et comme un aimant, il attire les personnes toxiques à notre plein épanouissement. Les personnes toxiques ont probablement un vécu décevant mais basculent dans une perversité nocive pour les personnes bienveillantes et ce sont ces manipulateurs qui nous guettent…

 

extrait 2 - biographie en cours d'écriture: au nom d'un habit de parents, enfant du sacrifice, viols de femme... © Shantalh

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