Extrait de ma biographie en cours d'écriture...

Bonjour,

              Le regard de l’autre ainsi que son interprétation sont souvent la pire des intrusions dans ces dimensions parallèles dans lesquelles, nous évoluons toutes et tous !
L’histoire que je vais vous livrer se passe une semaine avant ce 22, du mois de juillet fatidique – l’année n’a aucune importance, excepté pour mes enfants et moi qui l’avons vécus – du moins, si je l’ai vu, nous avons vécu ou plus exactement survécu. Les souffrances nous conduisent quelquefois à la frontière du non-retour et pourtant, malgré le pire, l’instinct de survie prédomine, nous guide sans que l’on soit encore conscient qu’il y a toujours pire que ce que nous devons assumer lorsqu’il s’agit de violences domestiques. 
Je préparais une fuite, pour notre protection, il fallait que je cherche au plus profond de moi, le courage, la détermination d’affronter la spirale de la peur psychologique d’un homme psychopathe afin de nous sauver : les enfants et moi. La situation devenait de plus en plus insoutenable et le danger imminent ; ce monstre avait placé quatre cartouches sur le dessus de l’armoire, pourtant suffisamment visibles afin que chacun de nous, puissions non seulement voir celles-ci, mais aussi voir le fusil… 
…/…
Tandis que mes nuits étaient des nuits sans sommeil profond, veillant toujours à ouvrir les yeux pour entrevoir mes enfants et m’assurer de leur sécurité nocturne, je vis le noir absolu. Ma crainte première fut que le coup violent que j’avais reçu quelques mois plus tôt et qui m’avait enlevé la vue d’un œil durant six mois, ne m’ait rendue totalement aveugle. Je cherchais à forcer cette noirceur, je cherchais assise dans mon lit, la lumière que nous donnait la lune, je la voyais. Donc, je voyais toujours. Je tentais de me ressaisir à l’instant même, ne souhaitant pas faire le moindre bruit qui aurait pu réveiller l’un d’entre nous. Je repris ma position et m’étendais à nouveau. Je ne pus fermer les yeux, mon cœur battait la chamade et mon esprit était en éveil, ce soir absolu me terrifiait. Je constatais au même moment que nul bruit nocturne ne  me semblait audible, je fus résolue à forcer l’écoute autant que la vue et j’entendis non pas en moi, mais de par mes oreilles, cette voix qui me prénommait, une première fois… une seconde fois et là, devant moi, mon frère disparu portant une robe de bure, la croix, les mains croisées : la droite sur la gauche, sa barbe, revêtu de la capuche ; sa main gauche portant son alliance. Il s’était suicidé quelques années plus tôt, père de deux enfants, il avait souvent nargué la société avec le fait qu’il aurait voulu être moine. Sa barbe, était récente – elle précédait de quelques mois, son suicide.
Je tendis la main, je pus éprouver cette sensation de passer au-travers d’une énergie tellement forte qu’elle permettait de rendre son apparence. Je pus apprendre que lorsque son ange gardien ou tout Être de Lumière tentait de vous guider, mais que nous ne l’entendions pas, si la situation le nécessitait, il ou l’un d’entre eux, pouvait prendre une apparence physique d’une personne connue car l’intéressé lui-même n’était peut-être pas encore prêt ou assez élevé pour intercéder auprès de ce dernier. 
J’eus le temps de pouvoir observer son regard, j’eus la possibilité de reconnaître sa voix, j’eus le temps d’entendre son message destiné à nous protéger les enfants et moi de l’urgence d’un drame, j’eus le temps de le voir faire un mouvement de sa tête, désignant le père de mes enfants, j’eus le temps de suivre son mouvement et de revenir vers lui. Ne pouvant à la fois mettre en doute ce que je voyais et entendais et l'affirmer simultanément, je souhaitais lui parler, mais je ne posais que son prénom comme si j’attendais une preuve complémentaire que nos mondes parallèles sont bien réels, que seules : vibrations et énergies nous différencient et qu’étant en qualité d’être charnel, plus bas dans ces deux modes, toute intercession demandait à une entité bénéfique de descendre les siennes pour être vue de nous et ce qui, les épuisait fortement. J’eus la chance et le temps de le voir me quitter sous cette forme d’énergies, j’eus le temps pendant que ces énergies se retiraient, de me sentir envahie d’une force pressante, indescriptible, comme si l’une était l’opposée de l’autre pour notre protection mutuelle.
Ne cherchant pas à trouver le sommeil, je me levai et tandis que la situation minait mes réserves d’énergies, je fus animée au cours des instants qui suivirent, d’un dynamisme, d’une clairvoyance, encourageants et je pus en trois jours, mettre notre fuite en application, à la très grande surprise de cet homme qui toujours à l’affût, fût littéralement léthargique pendant ces trois jours.
Ce jeudi 22 juillet à 16 :00, je fuyais de là ayant pu faire partir mes enfants le matin et les cacher durant quelques jours afin que je puisse me retourner au plus vite et les accueillir le mieux possible étant donné, que nous n’avions plus rien, excepté leurs vêtements que j’avais emportés. 
Deux personnes étant venues m’aider ont pu me faire sortir de justesse avec les forces de Police, ce monstre était rentré pour mettre fin à nos jours, lui étant de toute façon condamné par l’abus d’alcool et du tabac. Sa haine, je devais mourir la première…
…/…
Cette leçon de vie au travers d’une existence très dure, m’a permise d’être consciente d’être plus à l’écoute de ma voix intérieure et de fuir, les personnes toxiques. Un ange m’est apparu sous les traits de mon frère, je ne peux avoir la certitude que ce fût ce dernier mais je n’ai aucun doute qu’il s’agissait d’un ange. 

Shantalh

Extrait de ma biographie en cours d’écriture : Au nom d’un habit de parents, enfants du sacrifice (original protégé ©)

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