GARDE A VUE

En gros
Cette nuit vers quatre heures
Je suis monté sur le toit de mon immeuble
Avec une couchette et un semblant de télescope
« Vous n’aurez point à le regretter! », avais-je oui dire
Mais en bon gros roupilleur que je suis
Il ne m'a fallu que trente minutes
Peut-être un quart d'heure
Pour m'abandonner dans les bras de Morphée
Il faut dire que dehors l'été traînait encore.
Toujours est-il qu'à neuf heures précises
Au moment même où, je vous le jure,
Sur une plage dorée des caraïbes
Je m'apprêtais à embrasser  
La (très belle) femme d'un célèbre rappeur
J'ai senti deux bras herculéens
Me secouer vigoureusement.
Me voici donc, encore hébété
Assis au fond d'une camionnette noire
Roulant à toute vitesse
Plus vite que mon cerveau d’ailleurs.
Soudain, le véhicule s'arrête.
Nous pénétrons dans un bâtiment.
Des chiens aboient, un homme vocifère.
Je ne comprends toujours pas.
Et là j'aperçois, abasourdi,
Ma (très jolie) voisine d’en face
Hochant la tête, et parlant à voix basse
À deux hommes en uniformes
« Jamais je n'aurais imaginé », l'entends-je dire,
« Que ce brave Constantin
Puisse être un voyeur
Ou qui sait, un espion/sniper américain
Ou pire : un Serial Killer ! »
Les bras m'en tombent
Vite rattrapés par deux bracelets en fer
Tout ça pour une satanée lune rouge....
 

 

Constant dans Littérature.
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