LA CARESSOREUSE

Le rôle de la caressoreuse est de mettre à sec tout ce qui va et vient.

Comme sa langue est aussi à l’aise en parole qu’en acte, c’est sur un divan psychanalytique qu’elle prodigue les premiers soins.

Tout aussi agile de ses doigts, elle arrive autant à contenter maint clavier qu’à mener au contre-ut la moins trouée des flûtes.

Un rien d’elle suffit à essorer le plus hautain des prélats et le moins positionné des missionnaires.

Et bien que close comme un couvent, sa maison est pourvue d’une chatière à grelots – ouverte aux adhérents à jour de cotisation, et, à titre gracieux, aux adolescents en quête d’initiation.

Philippe Martineau dans Littérature.
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