La Sonate

L’histoire de l’homme, quelleétrange aventure.... Choisit-on son destin? On le construit sans aucun doute
d'une manière ou d'une autre ou on le subit. Il arrive parfois que la dure
réalité de l'existence nous fasse réfléchir sur nos erreurs passées mais que
peut-on faire pour y remédier? L’histoire, nous donne quelquefois une leçon de
vie.
 
Les journaux évoquerontla fête de la fédération comme la fête de la première Résistance. Tandis que
les troupes victorieuses défilent à Paris, de l'Arc du Triomphe à la place de
la Nation en passant par la place de la Bastille où la tribune officielle a été
installée, une résonance de joies populaires, la foule en liesse et tous
partagés entre l'amour de la liberté et la peine d'avoir perdu tant d'êtres
aimés, tant d'amis, de voisins disparus, d'inconnus tombés sous le joug de la
folie des hommes.
Une demeure sobre,silencieuse. Une demeure où revivre prend tout son sens, nous redonne une leçon
de vie oubliée…
  Extrait du roman :
  Shantalh - La Sonate
-        Vous ne devez pas me répondre, mais serait-ille père de votre enfant ? -        Non, pas du tout, dit-elle tout en essuyant ses larmes.
-        Ceci dit, je lui suis très attachée car c’estun homme bon. Parfois rude au boulot mais comme ildit : «  il faut que çaroule »
-        Mr Marchal est marié et a deux fils. En faitqui avait deux fils. Ils se sont enrôlés au service des Allemands et dénoncé
leur mère, d’origine juive.
-        Quelle horreur ! -        La gestapo est venue la chercher. J’étais encuisine, j’ai entendu crier, hurler de toute part et Monsieur Marchal reçut
deux balles : une, en plein visage, elle avait traversé sa joue et est
ressortie par sa bouche tuant le client qui reçut le projectile et l’autre
balle fut tirée par un autre Allemand qui le visa au cœur. Il est inopérable et
vit ainsi, depuis tout ce temps malgré le chagrin qu’il endure. Il ne devrait
pas faire tant d’efforts mais il dit qu’il se porte comme un charme.  Celle-ci a été déportée, et je n’ose penser
que ce qui aurait été rapporté soit vrai sur son compte sur les atrocités
qu’ils lui auraient fait subir.
-        Quel calvaire pour cet homme. Nous ne pouvionsimaginer. -        Mr Marchal pour nous toutes, est un homme que nous respectons et adorons. -        J’imagine en effet. -        La cruauté qui anime certaines personnes me laisse sans voix. Tout le monde en souffre, pourquoi ? -        Le pouvoir, la domination, prendre et toujoursprendre… -        Je crois que votre jugement est proche de lavérité. -        Ils sont revenus quelques jours plus tardaprès la fermeture. Il faisait déjà noir et M. Marchal avec fermé la porte du
restaurant, nous sortions par l’arrière.
-        Les Allemands ? -        Ses fils portaient l’uniforme allemand et ilsétaient fiers, hautains, arrogants. L’un est venu en cuisine me narguer,
l’autre jouait avec son arme devant son père, qui restait stoïque et pourtant,
les larmes lui coulaient le long de son visage blessé, amer... Les sanglots
l’envahissaient et il tenait tête à son fils. Il a frappé son père avec son
arme, le blessant à la tempe et ils sont venus nous violer ma collègue et moi,
tour à tour avec une rare violence. Sous l’emprise de la douleur, je perdis
connaissance et Sarah fut abattue à même le sol par ces monstres.
-        Elle était juive, la pauvre… -        On l’appelait Marina mais ils avaientdécouverts qu’elle s’appelait en vérité Sarah Brenann. -        La pauvre ! -        M. Marchal tentait de me couvrir lorsque jerepris mes esprits. Nous étions tous les deux en larmes, effondrés dans les
bras l’un de l’autre et la pauvre Sarah gisait encore mais mourut en nous
donnant la main.
-        Quatre semaines plus tard, j’éprouvais undoute et j’en parlais à la fermeture à Monsieur Marchal. Il me conseilla
d’aller voir le médecin et j’appris que j’étais enceinte de ces monstres de
quatre semaines. Monsieur Marchal promit de tout faire pour moi mais je ne
pouvais profiter du malheur de l’un pour m’assurer une subsistance confortable.
Nous aurions été tous malheureux et lui se sentait coupable pour ses fils.
-        Vous avez donc un premier enfant ? -        Il est décédé, je l’ai perdu à six mois degrossesse, j’étais trop faible pour mener la grossesse à bien. -        Je suis restée auprès de M. Marchal, comme lesautres employées et Sarah n’a jamais été remplacée. -        Que s’est-il passé ? -        Il y a près de neuf mois, je reçu un avis medemandant de me rendre au chevet d’un parent malade. Je pouvais me faire accompagner
mais l’heure était d’après le mot, encline à une fin proche. Ce fut un lundi
matin, c’était mon jour de relâche, quand je reçus ce mot que la concierge vint
me remettre et je me suis dépêchée de me rendre à l’adresse indiquée.
-        Vous n’avez pas demandé qui vous l’avaitdéposée ? -        Non. Je ne me suis pas méfiée. Je me posaisdes questions sur ce parent éloigné que la curiosité me donnait envie de
connaître.
-        Evidemment. -        Je me trouvais assez éloignée de Paris et jeme sentais perdue. Plus je demandais des indications aux gens et plus, les gens
semblaient ne pas connaître. J’ai pensé au bout d’un moment de revenir sur mes
pas mais j’avançais toujours et une galerie m’avait attirée. Un restaurateur de
tableaux disposait des toiles et je regardais. Un monsieur fort bien habillé
m’aborda pour me demander mon avis. Timide, je m’excusais et me retirai mais il
se mit à me suivre au rythme de mes pas. Avançant toujours dans la galerie, je
la quittai en me retrouvant dans une rue sombre, étroite, empli de vieilles maisons
vouées à la destruction tellement ce quartier avait dû être bombardé durant la
guerre. Je m’étais retournée et il restait sur mes pas, tranquille et froid. Je
me mis à courir, je cherchais à crier mais je ne voyais personne. Il jeta sa
cigarette à terre et se mit à courir vers moi lui aussi. Je pressentais le
drame et je voulais fuir et hurler mais il arriva à ma hauteur et m’asséna un
coup violent. Je me suis éveillée dans une voiture, il était à mes côtés à
l’arrière, un de ses amis conduisait. Je cherchais à me redresser mais je
perçus bien vite, qu’il tenait son arme sur mon côté. Il était trop tard pour
tenter de crier car on pénétrait une cour privée. Le reste… vous, vous en
doutez.
-        C’était eux à nouveau ? -        L’un des deux, il avait tué son frère dans unduel qu’il s’était livré pour une fille dont chacun voulait la primauté. -        Ils sont fous, ces deux-là ! -        Seul lui, avait les droits. Son ami faisait leguet ! -        Je fus battue et je fus déposée sur lesmarches du restaurant à l’arrière en pleine nuit. Mr Marchal dont le sommeil
est très mauvais avait entendu des bruits bizarres et s’était porté au secours
de la victime éventuelle. Il poussa un cri d’effroi quand il vit qu’à nouveau,
j’avais été agressée. Il me soigna fort bien et quand je pus lui expliquer, il
ne sut plus verser de larmes. L’horreur avait dépassé sa peine.
-        Pourquoi n’avez-vous pas été à la Préfecture ? -        Il aurait tué son père et malgré toute mahaine, je ne voulais pas qu’il fasse du mal à Mr Marchal. Il ne méritait pas
cela.
-        Vous, non plus et ce fou peut encore agir. -        Mr Marchal tenta de le trouver mais en vain.Il y a quelques mois, nous avons appris qu’il s’était donné la mort en se
tirant une balle dans la tête.
-        Il avait enfin pris conscience de ladéfaillance de son état mental, il a bien fait ! Monsieur Marchal est le
grand-père de Grégorian,
songeaSofiane…
-        Quelle cruauté de l’homme ! -        J’ai souhaité mourir mais je ne pouvais tuermon enfant. Je ne veux pas qu’il apprenne qui est leur père et nous ne savons
pas comment faire.
-        Vous avez tout le temps d’y penser songrand-père et vous. -        Sans doute…/…  
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info.shantalh dans Littérature.
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