Le soufisme ( suite ).

Trois niveaux distincts doivent fusionner ainsi :

1/ L'approfondissement du texte sacré;

2/ La méditation quant à la Création divine;

3/ L'élévation du disciple dans sa connaissance des arcanes de la Tradition, son histoire, ses personnalités, ses thématiques. Pour ce faire, la première étape qu'il doit observer est l'allégeance à un maître, pacte mystique sacré absolument essentiel.

Ce sont bien là les trois étapes marquantes du soufisme, mystique frémissante qui porte l'adepte de son état immédiat vers un état supérieur qui serait, par l'abandon de soi, le prolongement direct de l'adoration.

Le soufisme n'est pas un apprentissage ordinaire, il est le reflet de l'âme assoiffée de transcendance, une sorte d'intériorité décuplée et projetée sur un futur assumé par le don et la fusion avec l'objet de sa propre vénération. Le disciple se consume dans une quête pour un objet qui ne s'accomplit que par son propre anéantissement.

Le soufi est donc celui qui ne montre pas comme tel, qui agit non pas comme un illuminé ou un prophète, mais comme un homme ordinaire, consumé de l'intérieur par son être désirant. Le soufi se doit d'être humble et modeste. Il médite les textes sans le dire, ne parle que lorsque c'est nécessaire et ne doit ni cacher sa foi, ni en faire une démonstration publique.

 Entrons dans le grand Djihad , la maîtrise de soi, le contrôle et le dépassement de ses vanités terrestres.

Marc de St Point dans Littérature.
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