Le trait

LE TRAIT
 
                                                        I
 
Je suis écrivain. Il est vrai que tout le monde peut prétendre et se dire écrivain. Mais celui-ci peut s’écrire en vingt mots, vainement avinés : pauvres écrits vins. En effet du moment que l’on écrit, soit un roman, une nouvelle, une lettre, une phrase un mot, une ponctuation, eh bien moi je n ’écris rien !
Oui malgré la logorrhée, je ne suis auteur de rien, du tout.
 
 
 
Un auteur aux milles feuilles blanches, où sur lesquelles ne figurent aucuns mots.  Les maux n’ont rien à dire, les mots s’en saisissent tels des prédateurs pour dénoter immédiatement par le signe ces émotions intimes. Les symboles en lettres capitales décapitent l’authenticité du sentiment. Nous croyons les exacerber par le lexique et la syntaxe disponibles. Rien n’est suffisant pour décrire ce flot d’émois que nous éprouvons ; les mots et les phrases sont incapables de trouver l’authentique mot en bouche ou sur le papier. En définitive la littérature tente de paraphraser le réel intérieur, ainsi que le monde. Il n’y a pas de vérité correspondance ! Tout au moins une tentative d’adhérence à la véracité.
 
 
 
Je suis auteur d’écrits vains, alternant peintures et esquisses de poèmes d’haïkus, d’aphorismes, de bons mauvais jeux de mots, de lettres. Je cherche le style dans l’écriture mais il n’y apparaît pas, seul la lecture de l’écrit transporte les mots et l’économie de leur sens. Le ton et l’intonation du lecteur donnent corps au style du texte de l’auteur. La parole prend vie sur le texte. C’est pour cette raison impérieuse, impériale et périlleuse, que je saisis l’occasion d’être un auteur aux feuilles vierges. En apparence seulement.
 
 
Je suis un auteur de romans aux feuilles blanches. Cela peut vous paraître de la folie, de la provocation. C’est de l’inertie insensée. Les manuscrits que je fais porter aux maisons d’éditions ainsi qu’à mes collègues et mes alter ego de la profession sont fortement impressionnés. Les réactions sont vives, virulentes mais toujours réactives. Dans les différentes maisons de santé où j’ai pu vaquer à cette occupation littéraire, mes confrères ont applaudis cette audace stylistique, l’inspiration venant de l’éloge, celle-ci inspirée à son tour par le talent, le don , les conditions étaient réunies pour que je conforme ma voie en la matière : l’écrit vain. L’écrivain qui est le seul à exploiter le sens et la désinence : celui du signe, la puissance du rien dans la jouissance du tout de la ponctuation. Miracle de la syntaxe qui détermine le sémantique. Le sens c’est la question ? Pourquoi les choses ont-elles un ou du sens ? Je dirais même des sens ? Essence des choses - qui d’intonations de phonèmes d’un langage articulé dans une langue donnée ; qui d’un alphabet ou d’une idéographie ou d’idéogramme  - donne à dire, à exister, à décrire le monde ?  C’est un mystère.
 
 
 
Je suis interné pour ces multiples questions non résolues, ce grain de folie.
Mon dernier ouvrage : « le mille feuilles ». Milles pages numérotées de 1 à 1000 en chiffres arabes, (plutôt indiens). Le lecteur a le choix possible d’y mettre la saga qui lui passe par la tête pour combler ce qu’il peut considérer comme un vide ; Ou bien d’accepter ces milles pages vierges paginées  et d ’y contempler l’oeuvre même du « non être qui n’est pas » Parménidien qui « est ». Un simple livre vierge de mots, de signes, mais qui transperce le symbole : l’écriture. Le logos dans sa pureté même, « l’être – dans- le – temps ».
 
        
 
Dans mon hôpital, je plonge peu à peu dans la folie vraie, celle qui vous écart du réel mondain, des autres qui se plient dans la norme. Pour ma part, j’ai quitté le normal ; je plonge dans l’aliénation la plus totale : l’écriture le signe et le symbolisme signifiant et signifié. Je ne suis pas fou ! Mais ici, dans la cellule capitonnée dans laquelle je suis enferré en raison d’une crise aigue de violence envers cet infirmier qui ricanait devant mon œuvre : je l’ai planté de milles pointes de bics du visage au pieds. Il n’a que des blessures légères, cyniquement, il est mon œuvre la plus vivante il en gardera des traces de mon autographe
 
 
 
         Je ne suis pas fou comme les autres congénères, ma folie douce incomprise ; ne sont –ce pas ceux qui nous enferment qui sont les infirmes mentaux. Difficile de les affubler d’une conscience propre, tant leurs mimiques, leurs gestes répétitifs et les protocoles qu’ils doivent appliquer à la lettre, ne doit pas les atteindre dans leurs équilibre mental. A force de côtoyer des malades mentaux ne le devient –t-on pas soi – même ? En relativisant les faits, les événements, qui se déroulent à l’extérieur ?
 
 
 
         Je suis en prise avec mon imagination, je dois pouvoir écrire, même ici, en ce lieu propice, exigu, je suis lié aux auspices de cet hospice. Je vais aborder le normatif par le pointillisme et donner à mes pages blanches du fond et du contenu. Ce que l’extérieur n’exigeait pas de moi, me contraint camisolé chimiquement à l’exprimer par la syntaxe voire même par les mots.
 
 
 
Voilà j’ai pu négocier un crayon HB pointe fine et un taille crayon, et une ramette de papier en échange de l’amélioration de mon comportement mental. – Behavior- dirait l’anglais du coin. My british institute ? Je ne suis rien ! Qu’est-ce que la normalité ? Le normal et le pathologique sont intiment lié l’un à l’autre et s’annulent comme des contraires, ils se définissent conjointement pour en dégager une définition d’individu lambda au comportement « dit » normal répondant aux critères normatifs et moraux ; aux convenances, à la bienséance.
 
 
 
         Qu’est-ce que la normalité si ce n’est que la stupidité, un défaut de virilité, un surplus de vérité, comme des lèvres lippues sous botox. Rien à voir ! Circulez ! Sortez de ma tête ! Voix intérieures impromptues et interrompues ; le Codex n’est pas en ma possession. Je devrais réussir à le décrypter, voire le réécrire. La stupidité d’écrire pour ne rien dire est « le mot de ce siècle » avec le pacte autobiographique qui le lie. J’y renonce. Tout ce qui se dit, s’écrit de quelque chose c’est de quelqu’un dont il est question dont il s’agit !!!   
 
 
 
         Enfin, ce sont des réflexions, des questions, que je me pose et qui se pausent dans ma prose en ce moment précis du texte que vous lisez promptement et assidûment. On me psychanalyse ! On m’analyse ! Tout est dans l’anal ! Que diable, je veux juste écrire cette nouvelle jusqu’à la fin et son point final. C’est l’asile – paisible et irrésistible, crépusculaire comme le crépidule attaché à la coque des navires je suis un transfuge de moi-même envers moi-même.
 
 
 
         L’analyse tente de m’aider à savoir et connaître qui je suis. « Connais toi toi-même » et saches que la seule chose que l’on sait c’est que l’on ne sait rien.
Adage delphique reprise dans la bouche de Socrate : Humilité apprise dans l’humidité des larmes de la nostalgie mélancolique qui me tue à petit feu, doux : bipolarité avec troubles de la personnalité. L’objectif de la thérapie : stabiliser pour normaliser. Stop le malade est con –sentant ? Le miroir aux alouettes ?  Mon consentement est secret. Il doit le rester. Quel est le verdict ? Quels sont leurs diagnostics ? A mon encontre je ne sais toujours pas. Il faut une acceptation du mal qui me ronge. J’accepte. J’acquiesce, non sans mal, mais mon sang coule hors de mes veines. Tentatives entamées au rasoir trouvé  chez mon ami OCKAM. La couleur pourpre se répand sur le sol, j’ai de quoi écrire. J’ai mon encre. Je peux vous livrer enfin ce texte :
 
 
 
« je suis un écrivain du rien, du out.  Les causes de mon génie c’est la syntaxe, son maniement, la grammaire du langage. Ma maladie : le déni du langage ! Paranoïde aigue ! La psychiatrie quel monde de folie ! Docteur en psy cela vous donne le passe droit : diagnostic expression de cette maladie introvertie vers l’extraverti ! Euphorie aphasique et dépressive ! Quels chemins neuronaux m’ont mené là ? Moi l’homme espèce appartenant  aux trois grandes branches principales de l’arbre de la vie. Moi, l’auteur d’ouvrages qui symptômatisent ma souffrance mentale : je souffre d’une recherche de normalité dans l’irréalité de ma subjectivité que je crois objective.
 
 
 
Moi je penserai à mes œuvres en tant que « du rien du fou », mais après tout je n’en ai rien à faire ni à foutre de ces histoires. Seuls comptent pour moi mon moi intérieur et mon ego transcendantal intérieurement in extériorité !!! Ma dextérité grammaticale m’a menée loin du réel mais plus prés du poème. Les noèmes et les phonèmes sont mes amis transcendantaux et universaux.     
 
 
          
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LE TRAIT
                                                        II
 
 
        
 
 
; « Point virgule », mis en apposition pour débuter une phase de phases aux phrasés impétueux. « Point » pour signifier l’occurrence et l’importance de la proposition précédente souligner cette par cette même proposition au mode infinitif.
 
 
? , Point d’interrogation, la question essentielle, celle qui vous renvoie toujours à une réponse moins qu’a celle du problème qu’elle pose. Elle est existentielle cette ponctuation,  voire anthropologique. En effet, elle est le trait proprement humain de la syntaxe, le moment métaphysique de la grammaire. La problématicité du point d’interrogation c’est qu’il est question de point en attente de mots pour résoudre des maux de la raison.
 
 
 
         :   Deux points pour expliquer, énumérer, outil syntaxique pour démontrer la cause ou la conséquence : LA GRAMMAIRE ! Toujours cette même ontologie, la langue sans son support grammatical quelle serait-elle ? Une langue idéogrammatique, idiomatique serait-elle concassée par cette grammatologie et la ponctuation…
 
 
 
…Point de suspension, laisser le temps de la réflexion au lecteur et à l’auteur de dire en écrivant ce réel si insaisissable qu’il en est haïssable. Le poème et le phonème qui va avec, c’est ma raison d ‘être.  Mais mon sang se répand encore à terre, je me reprends ; mais je perds mes esprits, ma conscience, ma réalité. Je cherche, des mots pour mes maux, la ponctuation en plus, le sentiment en moins.
 
 
 
!!! Point d’exclamation, c’est l’expression de l’exaltation, l’intonation par excellence du sentiment exacerbé, des émotions les plus profondes en soi en nous. La colère de vivre à l’encontre de soi, une haine renfrognée gardée en soi pour soi. Le point d’exclamation c’est la proclamation de la rhétorique.
 
Si l’analyse pouvait permettre de prétendre à la guérison, le guéridon du jardin d’Eden ne serait pas là devant mes yeux qui le voient. Si je pouvais parler simplement je ne supporterais pas la moitié des mots employés dans le dictionnaire. Ce célébrissime dictionnaire, qui incarne la dimension encyclopédiste du dix - huitième siècle et l’ambition de l’omniscience de l’hominidé que nous sommes, m’horripile. Et pourtant c’est le temps la dimension première qui m’exalte le plus. Exaltation du syntaxique sans le toxique qui l’accompagne. Voilà ce que je suis : un jus de fruits sans la pulpe de ce même fruit qui compose ce nectar. Point final !
 
 
 
Le « point », ouvrage majeur de ma lithographie personnelle et professionnelle, il a fait fureur et quelques milliers d’exemplaires vendus, a compte d’auteur, certes mais vendus. La structure du livre s’appuie sur la  double propriété du « point » à la fois syntaxique et mathématique –géométrie euclidienne et non euclidienne comprise.  Ce poing – main fermée sur elle – même prête à frapper, n’est pas final, encore moins l’expression vitale in extenso en nous mais bien l’anaphore du point syntaxique  de la grammaire et du langage qui nous est propre aux occidentaux. Nous « occis - dentaux » sommes frappés d’amnésie : le fond du langage, quel est-il ? Repose –t-il sur l’articulation qui hait le geste ? Le geste et la parole ? La figure est la parabole ! La figure de style ? Peut-être pas. Mais comme Jacques Derrida je pencherais sur le sens de la marge et de ce que l’on peut  y écrire ? Ecrire à la marge ou écrire en marge, j’ai opté pour la seconde : œuvrer et travailler avec la syntaxe seule et comme brûlot le point et à brûle pour poing comme cheval de bravade.
 
 
Anagramme géométrique le point est fondement de l’écrit graphique et idéogrammatique. Sans lui rien n’est possible, il est l’unité indivisible par laquelle nous pouvons écrire et en finalité  former des mots. Cela est encore plus criant avec l’informatique contemporaine. Le calcul infinitésimal en zéro et un  nous l’a permis.  Le point zéro, le big bang initial et final si l’on adopte la théorie de la contraction de l’univers. S’il est en expansion le point devient suspension. La possibilité en quelque sorte ?
 
 
Brève escale dans le temps, en montant les escaliers qui mènent à ma chambre j’ai entre aperçu mon ombre impertinente, ébranlant mon regard hagard, et brigand je tente de m’évader du vil visage que j’ai en face de moi. J’efface de moi le reflet d’un revers de la main : la buée disparaît. Pour réapparaître aussi fugacement qu’il m’était apparu. Quel est ce fantôme de moi- même ? La feuille blanche ? Transparente ? Translucide ? La lucidité du malade chétif se voit dans la malignité de ses douleurs qui telles des tumeurs tumorales s’incisent et s’excisent. Je ne sais si ce cri infernal en moi cessera un jour ou se taira un jour ; je ne suis persuadé  que d’une seule chose : je suis un être à part tant neurobiologiquement que par le tempérament vif-argent que me confère ma maladie.  Tempérament au mercure de ma vie de mon amas cérébral fait hausser la température elle –même qui augmente en phase ascendante : c’est l’exaltation dans l’expurgation.
 
 
Le traitement continu, et contigu me fait passer du haut au bas, puis du bas au haut, sans dérèglement frontal de mon infantilisation qui dort en moi et se réveille, seule bullé d’euphorie que je souhaiterais permanente comme le permafrost qui est sensé ne jamais dégeler. Or tout coule, se décongèle, l’eau qui coule n’est jamais la même, sel'on les philosophes présocratiques dont le nom m’est passé par-dessus le chapeau. Mémoire, ma mémoire défaille. Elle a des trous que je n’arrive plus à combler, comme sexuellement je ne le peux plus avec mes dulcinées. Je voudrais pouvoir faire pleurer les nuages comme le dit bien l’adage chinois. Mais la seule chose qui me reste c’est l’onanisme comme exutoire. J’écris mes points, mes virgules, mes points d’interrogations, ceux d’exclamation, mes deux points, mes parenthèses d’amours, mes points virgules pour arranger mes idées noires et blanches et enfin mes points de suspension qui me permettent de poser et composer avec le possible et le compossible.
 
 
 
La feuille aux points, mes poings sur la feuille,  ma main serrant le crayon je pointille sans marge essayant de donner forme à ma folie une image, un contrepoint à ce qui se dit de moi, ou se dédit de moi. Je ne peux pas arriver à expliquer cette compulsion, qu’avec complaisance et sous l’impulsion et l’émulsion, de l’émulation de mes sentiments qui me mentirent cent fois, à bien des égards, tromper mes sens ébahis devant mon génie qui n’a de génial que celui qui pense comme le pissenlit : manger par les racines. Les vers y glissent comme glisse, entre deux plaques de verres, la mince pellicule d’eau que l’on a glissé. Le réglisse me fait le même effet ! (Il fallait faire un effet de redondance).
 
 
Même si dernier est raté ce n’est pas ce que je recherche bien au contraire, je vise à atteindre une position extatique dans le texte et plus extrême dans le point sémantique. Car je veux poser le pont entre le syntaxique et le sémantique. Pourquoi pouvons –nous agir de nous –même ?
 
 La géométrie euclidienne peut nous le permettre par ces axiomes. « Par un point et un seul point passe une infinité de droites ».
 
 
 
                                               .
 
 
 
« Par deux points passe une seule et unique droite ».
 
 
 
 
                   .
 
 
                                                        .
 
 
Ces deux axiomes sur lesquels je compte m’arrêter pour l’instant me semblent important. Ils sont au centre de mon projet d’écriture. En effet, mon livre le point m’a permis par ces axiomes de remplir des pages entières me permettant par le biais du pointillisme non pictural mais scriptural de décrire mes émois, des constellations telles celles du lion, du capricorne. En revanche tout était en noir et blanc, comme mes dents jaunes et blanches. Le point m’a permis de franchir le cap du vide de la feuille blanche, d’y entrevoir le « très fond » de ma pensée libidineuse, sinueuse, insidieuse et mafieuse. L’esprit ouvert à l’envers du décors, mon corps ne suit pas toujours cette vivacité d’esprit neuronale mais j’envie ceux là / les normaux du bocal. Il  n’y pas de normalité. « Il n y’a en pas un sur cent mille, les anarchistes ! » chantait mon ami Léo FERRE, il en est de même pour nous et pour vous votre cerveau, le mien c’est la même chimie qui nous guide, mais l’alchimie parfois peut se révéler fort coûteuse et douloureuse mais également chaleureuse comme la braise. Je baise les pieds du divin hasard qui ma  fait naître ainsi, je suis à part et en contre point.
La partition reste toujours à écrire et réécrire, sans cesse et vainement reclus dans les Cévennes
 
Je pourrais ajoutais un troisième axiome sur les droites parallèles, lesquelles sont pour moi une énigme elles ne se rejoindront jamais. Elles ne seront pas sécantes. Or cette infinité et ce transfini, déjà présents dans le concept et le logos, dans les écrits euclidiens me terrifient et me transportent à la fois : je suis le transfuge mathématique du point. La base élémentaire de toute configuration, autrement dit la métaphore de l’atome de la visée philosophique d’une particule élémentaire : le point nominal. Conscient de lui-même.
 
 
                            … ?
 
Pour quoi ? Comment cette disparité de points moléculaires peut –elle permettre de rassembler cette quintessence, l’osmose c’est le cosmos du logos.
 
                   . !
 
(Comment ne pas dire que la ponctuation à elle seule n’est sémantiquement signifiante et « significative » de sens : la cicatrice de nos pensées couchées sur le papier ou dans l’air expulsé de nos bouches qu’est la parole. La parabole c’est l’univers.)
 
[    proposition    ]
 
                  
On aborde la syntaxe mathématique avec sa teneur algébrique  A=B = C, la relation de transitivité. La triade essentiel, les éléments eau, terre, air, feu y(est –elle pour quelques chose ? ou quelques schismes ou schèmes conceptuels encore imperceptibles à la pensée métaphysique et surtout logique et métalogique ? La cause et la conséquence de ces méfaits ne sont du qu’aux faits eux-mêmes ! L’empirisme logique a ses conséquences que l’on ne peut pas ignorer réduire le langage à un simple calcul :
 
A= A         la relation d’identité
A= non A   la relation de  non contradiction
A=B           la relation d’égalité, etc.
 
 
 
Le trait a pour moi la pureté du sens, c’est le titre de mon dernier ouvrage en cours de rédaction, le trait c’est le segment, la segmentation. Le segment l’intersection entre deux droites. C’est le conséquent qui parle, la séquence du coin. L’angle droit, le calcul en degré, le nombre infini PI et le nombre d’or. 
 
 
 
Ce nombre d’or marque la fin d’un œuvre, qui se voulait a-littérale, elle en devient latérale et elle est oblitérée du sceau de la fatuité et de l’incongruité propre à cet exercice de style. Et c’est en cherchant ce style, mon style- stylet -, ma volonté de laisser une trace auprès de cette faconde qu’est la Lituanie des litanies de la littérature. Le style ne permet que l’identité de soin auteur dans son œuvre tel que l’indique son étymologie.
 
 
 
Mais l’éthologie de mon comportement animal ma part maudite ; l’étiologie de ma dyslexie ne cessera qu’avec mon devoir accompli du dernier combat : l’écrit contre versus la peinture le ventru contre le lippu ; les lilliputiens n’ont pu réussir à réinvestir leurs ontologie : l’existence réelle. Tout disparaît comme le style qui devient académisme une fois l’euphorie du génie passé.
 
 
 
Je me suis en mêler dans ma propre mélasse, faite d’espoir de la maîtrise de la grammaire et de la modalité de l’être par l’enchevêtrement des lettres et  des mots auxquels en définitive je voulais échapper. Vision extatique que je n’ai pu mettre en œuvre. En passant par le point, les droites, les figures la géométrie, y compris non euclidienne et les fractales et les fonctions asymptotiques je ne peux empêcher le logos  et le sujet le conceptuel de prendre sa place dans mon intention artistique. Le chef d’oeuvre inaccompli est la première devise et inflexion vers lesquels j’aspirais. Mais j’expirais en même mon dernier souffle d’ « énergia » ;
 
 
C’est la fin. Je suis mort. J’ai tiré un trait. Un trait tiré sur mon « existe - stance ». Elle n’avait d’intérêt de se poursuivre que jusqu'à ce qu’en jugeât son importance pour moi. Et c’est en tant que sujet actantiel que j’assume ce que je subsume sous l’audace de mon suicide. Je me déicide de mon propre chef, afin que mon oeuvre écrite ne tombe sous couperet des figure de style, des tropes et autres psychotropes des littérateurs qui pourrait faire de mes mots « discourtois » des courtoisies qui friseraient la banale hypocrisie.        
                  
 
                                     
                   Fin 
 
 
Fin du Trait, qui fait place aux mots, entrelacés par les verbes d’action,  le sujet, l’agent et le complément d’agent, le complément de sujet :  les LIBERTES !!!
 

Fabien Rogier dans Littérature.
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