Le voyage de la rose.

Le philosophe, ayant cueilli une rose, se pose la question :

" Qu'est-ce que la rose ?" S'il avait entendu le langage de la rose, il ne se poserait plus la question,
mais il est devenu sourd et n'entend plus le langage de la rose.

Il rencontre alors son collègue le Mathématicien, et lui pose la question :
" Qu'est-ce que la rose ?"  Le Mathématicien, plongé dans ses structures lui répond :
" Ta rose ne m'intéresse pas, à moins que je puisse la regarder comme un élément d'un ensemble,
et que je puisse lui appliquer mes opérations."

Le philosophe déconcerté, s'en va trouver le Biologiste qui s'empare aussitôt de la rose, la coupe
en petits morceaux, qu'i examine au microscope, et répond au philosophe :
" je ne vois rien ! "

Le philosophe, consterné, ramasse en pleurant les débris de la rose, et s'en va trouver l'Artiste :
" Qu'est-ce que la rose ?" lui demande-t-il.

" je ne sais pas, répond l'Artiste, mais je vais t'indiquer le chemin qui te conduira à la réponse.

Va en un lieu qui s'appelle Chartres, et là tu trouveras une cathédrale, et sur cette cathédrale,
il y a trois Roses, et ces trois Roses racontent l'histoire de la Rose éternelle ."

"Est-ce loin, ce pays ? " demande le philosophe.

" je ne sais pas, répond l'Artiste, mais si tu veux y arriver, n'emporte aucun bagage, et surtout
aucun livre. Sinon tu n'arriveras jamais.

"Et si je ne trouve pas mon chemin ? " demande le philosophe.

 Tu interroges les Oiseaux, ce sont les amis de la Rose ."

" Mais je ne comprends pas le langage des Oiseaux", dit le philosophe.

" Cela ne fait rien, répond l'Artiste; il suffit que tu leur demandes, car eux te comprendront,
et ils te conduiront à la Rose, tu n'auras qu'à les suivre."  ( l'abbé Stéphane )

Outre le mystère de la rose qui reste entier, apparaît avec cette belle histoire toute la diffence
pour le voyageur entre le chemin à trouver, qui indique une progression libre mais lente et
laborieuse, à parcourir dans le questionnement, le doute, don en toute humilité, et la voie, qui 
elle, peut générer l'orgueil, le sentiment se supériorité, lorsqu'elle est tracée directement jusqu'au
but, par une certitude, notamment religieuse.

"Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil.

Le poète français Pierre de Ronsard, plein de ferveur, écrit à la gloire de la femme,
et de la rose associées.

Echanger, c'est donner et recevoir, Celui qui offre une Rose en garde le parfum sur sa main.

Marc de St Point dans Littérature.
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