ENNUI, DÉCLIC, ÉTINCELLE

Rien ne me venait, mais tout en moi bouillonnait sous la douce pression de cette détention, prête à libérer la substance afin que l'implosion soit vue de tous non comme une explosion, mais telle l'exposition de tout ce remous qui me noyais sous cette impulsion de vomir ce qui n'avait jamais été ingurgité.

Aucune préméditation, pas de méditation. Tout simplement une action agissant sous la force du rien.

Et du rien, le plein s'est fait sentir sans crier gare. Car, aussi vide qu'il est, le rien, ce sans fin, contient en son sein bien de surprises comprises lorsque l'esprit cristallise sa toute-puissance. Tout seul avec lui, il me fait découvrir ses belles galeries, plus surprenantes les unes que les autres et de surcroîts, incomparables à toutes ces possibilités inimaginables domptées par le génie de ces illuminés.

Sous son influence, la revue de ces lignes m'a ouvert l'esprit sur ce point d'ancrage qu'inconsciemment, j'avais fixé avant le jet annonciateur qui sonne encore : " Rien ne me venait "
C'est bien parce que le néant me parvenait que tout constituait pour moi une fenêtre de sortie pour aboutir à la case retour puisqu’ici, le tout n'était pas ; vu la magnanimité du "rien" qui offrait au "tout" un large champ d'expression. Sur l'instant, une impression me fit coucher mes dires pris sous le prisme mécanique d'une suite logique syllabique plus que constructive dans le fond, car rien ne me venait.
Je n'avais aucun fil conducteur encore moins un but à atteindre. J'avais, non besoin ni envie, mais simplement rien à dire ; totalement relâché comme ma blanche plume, caressant de son aiguillon le doux blanc de la rame en laissant derrière son passage une traînée d'encre sans consistance ni insistance.
Se détacher de l'instant, comme c'est impétueusement goûteux ! Dégouliner sans tenir compte de la réaction finale, mais laisser tout sur le compte de l'action suscitée nous ouvre des horizons hasardeux nonobstant garants d'effarants aboutissements.

Rien ne me venait ? Je crois plutôt que tout était depuis toujours en moi. Et si rien ne me vient, c'est bien parce que tout m'est déjà donné. Alors pourquoi maintenant le déclic ?
Cette perception fausse, comment a t'elle pu être démasquée ? D'où me viens cette compréhension nouvelle ?

Sous son influence, la revue de ces lignes m'ouvrit l'esprit sur un point d'ancrage qu'intentionnellement, je fixais avec ce largage révélateur qui résonnait :" Rien ne me venait ?"
La disposition, la volonté, voilà les auteurs de ce revirement en ce qui nous concernent. Pour ce qui est du reste, de la face cachée de l’égarement ...

Pour ce qui est au-delà de l'incompréhension, pour ce qui est à l'origine de ce bouleversement parapsychique, nous le devons à la Sagesse de la Puissance infinie, du Créateur : Dieu.

Rien ne me venait puisque provenant de la source tumultueusement silencieuse dont la découverte ne demande aucune recherche, mais un don total du moi afin de se laisser totalement submerger par la source et vivre cette intimité profonde du mystère du Commencement et de la Fin, de l'α et l'Ω, (du Rien et du Tout).

Tchétché Moïse Daniel (ARTISTE DE L'ART) dans Littérature.
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