Rêverie

Au bord de la Mer du Nord, les bateaux s’en vont dans l’amertume des brumes. Ils guettent d’impossibles soleils, des langueurs océanes.

 Les filles de petite vertu s’évertuent à sourire à l‘inconnu qui passe en laissant au fond de leurs yeux l’espérance d’un autre rivage, une autre valse.

Les matelots en permission le savent bien : ils viennent chercher dans leurs bras l’estuaire qui les transportera au large et puis ils s’abandonnent, vaincus par la passion d’un instant.

Au bord de la Mer du Nord…

AMISDESMOTS

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