UN APRES MIDI EN ETE

               

              


Je vais m'allonger dans l'herbe au bord de la rivière. Que c’est bon de ne rien faire par cette chaleur étouffante. Il n'y a personne et je suis délicieusement bien. Je commence par enlever mon chemisier, seul le murmure de l’eau et le chant des oiseaux me tiennent compagnie. Les seins à l'air je redécouvre le plaisir de la nudité, je repense à mes dernières vacances sur la côte Landaise, j'aurais donner un million pour me déshabiller et sauter nue dans l'océan... mais j'étais avec mes parents et il n'en était pas question. Je défais les boutons de mon short en jean et le retire, je suis à présent en culotte, une petite blanche brodée de dentelles. C'est ridicule de garder cette chose alors que tout mon corps réclame un peu de souffle rafraîchissant. Voila je suis nue, totalement nue et ne pense plus à rien d'autre que le plaisir d'être nue. Une barque approche c'est un pêcheur qui vient tendre sa ligne sur la berge opposée. Il me salue de la main et me lance avec un accent du sud ouest

« Ne changez rien vous ne me dérangez pas. »

Je suis accoudée et le regarde s’installer. C'est une homme, la quarantaine plutôt robuste, il n'a l'air ni méchant ni dangereux de toutes façons il est de l'autre côté de la rivière. Je me rallonge et écarte un peu les jambes pour que l'air frais remonte contre mon sexe. C'est divin.
L’après midi touche à sa fin, j'ai finis le livre que j'ai essayé de lire tant bien que mal, trop absorbée par mon audace estivale. Je remets mes vêtements, le pécheur est toujours à l’affût d'une bonne prise. Il me salue à nouveau de la main en me souhaitant une bonne  fin de journée.


Les choses sont simples quelques fois, il y a juste moi et la liberté de cet après midi tranquille loin de tout et il n'y a pas à se faire de mouron. Je remonte sur mon vélo et reprends le chemin de la maison de vacance de ma grand-mère. Je siffle parce que c'est vrai j'ai toujours eu ce côté garçon manqué. J'ai envie de me caresser je suis excitée par le frottement de mon sexe sur la selle et mon sang bouillonne. Je ferais ça plus tard sous la douche en rentrant.
Une voiture me dépasse lentement le conducteur fait attention à ne pas me renverser dans le bas côté de la route étroite. Il s’arrête un peu plus loin. Le pêcheur en descend. Mince il va sans doute me demander si je veux coucher avec lui ou il essaiera de me faire des choses c'est certain. Quelle idiote je fais, où avais je donc la tête...
Mais non, c’est un homme tout à fait aimable qui me demande simplement si il peut me rapprocher de chez moi. Je suis surprise il sait où j'habite et dit même qu'il connaît bien mon papa parce qu'il est son patron. Je ne le savais pas et du coup je suis très gênée.

« Ne vous inquiétez pas petite demoiselle je ne dirais rien à votre père ».

Je décline son invitation. Il insiste et me dit qu’il suffit de mettre le vélo dans le coffre. Je décline à nouveau prétextant que j'aime faire du sport lorsqu’il fait très chaud . Soit ! Il remonte dans son automobile et s’éloigne. J'arrive à la maison je me serre un grand verre de menthe à l'eau.

Été soixante dix, entre Charente et Vienne. Le store en plastique découpe la cuisine en tranche d'ombre. Mon short en jean me serre entre les cuisses. Il faut que je monte prendre une douche c’est urgent.

AMISDESMOTS

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