14 juillet

Je m'installe dans mon jardin,
Là près de ma chienne,
Ma fidèle amie
A quatre pattes,
Un labrador sable,
Elle commence à s'agiter,
Elle ressent ce danger
Animal que les bêtes
De leur sixième sens
Préviennent.

Je m'installe dans ce jardin,
Et j'attends l'heure fatidique,
Au loin les premières lueurs,
Des jaunes, des bleus,
Des rosacés, des violacés,
Une explosion multiple,
Toujours plus haut,
J'en ai même cru voir
Une qui allait toucher la lune.

Je m'installe dans mon jardin,
Loin de cette foule hirsute,
Qui hurle, qui gesticule
Qui nous bouscule 
Comme happée par le flux
Et le reflux
D'un jour de tempête.

Je suis dans ce jardin,
Assis dans ce bain de soleil,
Il ne fait ni froid 
Ni trop chaud,
Vraiment très agréable,
Et j'ai apprécié
Cette trentaine
De minutes
D'un si beau feu d'artifice,
Au village d'à côté.

L'année prochaine,
Si l'autre le veut,
Celui qu'on ne doit pas
Nommer
De peur qu'il nous rappelle
A lui beaucoup trop tôt,
Je prendrai mon courage,
Et j'irai jusqu'à Poitiers,
On me raconte
Que les feux d'artifices sur les remparts,
Parait-il
Sont des plus beaux
Vu du contrebas.

Sans doute,
Mais ceux au bord de mer,
A Nice,
A Valras-Plage,
Au Cap D'agde,
Et même 
Au viaduc de Millau
Etaient
Émotionnellement parlant
Magnifiques.

Un jour,
Peut-être,
Qui sait ?
Je pourrai sortir
De chez moi.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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