A la folie

Tu emportes mes pensées,
Dans ces étranges remous,
Et quand je tombe à genoux,
Par ces ondes ballottées,
C’est mon esprit détourné
D’une rivière en lacet,
Qui me dépose au rivage ;
Hors je croyais au nuage,
Où la pluie aurait lavé
Tous ces exsangues reflets,
Cette pluie où je me noie
Qui m’emporte et donc me broie.

Ce fut sans doute meilleur,
D’espérer du convoyeur
Ne plus vouloir en découdre,
De cette vie, m’y résoudre,
Et croire encore une fois
Au bel amour sous ce toit.

Puis, un jour de cette vie,
On se donne à la folie !

Lucie Malatesta dans Poésie.
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