À maman

Le temps passe
Les jours s'effacent
Plus loin de moi
Je pense à toi.

À tout l'amour
Que tu m'aurais donnée
À tout ces jours
Que tu m'aurais embrassée

Chaque grain de cheveux,
Qui de ta tête tombe
Sur mon menton vient pousser
Et te rapproche d'une tombe.

Chaque trait de beauté
De toi qui meurt
Vient me bouleverser
Et m'inciter à la peur.

Oui j'ai peur maman
De ne pouvoir t'embrasser,
Le temps ne fait que passer
Et rien ne veut changer.

J'ai longtemps attendu
Ton éventuel retour,
Pour profiter de ton amour,
Rien n'est survenu.

Mes frères aussi
T'ont suivi bien après
Me laissant seul ici
Immature et pas prêt.

Prêt à affronter seul
Les épreuves de la vie
Prêt à assumer seul
Une solitude infinie.

Papa comme il peut
Essaye de me consoler
Mais mon cœur ténébreux
Ne peut être soulager.

Maman je rêve de tes étreintes
Je rêve de tes conseils
À nuls autres pareils
Pour guérir mes plaintes.

Je n'ai pas grandi
Avec ton sourire
Et malgré le pire
J'ai tout de même muri.

Mature hélas sans toi
J'ai l'âme enchaînée
Qui cherche la voie
Par laquelle te retrouver.

Je suis vieux
Mais je pleure
Je pleure tous les Dieux
Le cœur plein de douleurs.

Et mes larmes chagrinées
Arrosent la terre
Morose et amère
De mon infertile destinée.

Si elle te vole,
Sans que tu ne m'embarrasse
Si tu trépasses
Et me désole

Je ne vivrais pas longtemps,
Je te suivrais crois-moi
Pour chère maman
Profiter de tes tendres bras.

Je t'aime maman.
Tu me manques
J'ai besoin de toi.

lutaire.nlomo9 dans Poésie.
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