Abandon

Sous mes pas réfléchis,  craquent les feuilles mortes,
Avec plus de respect pour cet automne aimé.
Et quand la mort vient, sur le sentier, m’emporte,
Le vent virevoltant, souffle dans les galets.

Le ciel peut attendre, et de ces habits d’ors,
Soulevant des pensées ivres au vent trop fort,
J’ai dans l’éclat des yeux, le flamboie de nos cœurs
Où monte une puissante et mélancolique heure.

Aux vieilles cheminées qui s’ornent des bûchers,
Et du chemin faisant, à travers le village
Lorsque l’automne aimé fait jaillir la fumée

A l’abandon ici, et dans ce jour brumant,
Comme une âme perdue,  vibrent les heures sages.
Qu’importe si le vent m’emporte dans ce temps.

Lucie Malatesta dans Poésie.
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