Addiction symphonique

Mozart est là, comme s’il contrôlait l’air ambiant
Dont je perdais le contrôle dans l’ivresse de la solitude,
Mozart, et sa fugue à la flûte, qui par habitude,
M’enveloppe de ses notes tonitruantes, et lentement,

Quand la nature s’immisce sur le grain de ma peau,
Me pénètre jusqu’à atteindre les fibres de mon cœur,
Bat la mesure sans demi-mesure, c’est le temps du beau,
La complexité de la complicité, mon addiction au bonheur.

Loin de ce monde qui m’entoure, il me fait la franchise,
De m’offrir un rayon de désir au creux de cette espérance,
Un voyage pour Rome, Milan, Venise et même Pise,
Je suis en Bavière, je suis à Vienne, le temps de l’appétence !

Mozart est là ! Mon addiction symphonique stéréophonique,
Et je pose sous le saphir du désir, le trente-trois tours,
Qui défile sillon en sillon, sa sonorité astronomique,
Je suis dans les étoiles en plein jour, sans abat-jour !

Et maintenant, je peux affronter le monde cruel,
Je sais qu’avec Mozart, la souffrance est plus belle,
Rien ne peut dévier mes espérances d’aimer la terre,
Et de goûter à la folie des êtres dans cette nouvelle ère.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
- 58 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.