Ambiance pluvieuse, avant le Printemps...

Il pleut !... Il pleut sur nos espoirs,
Il pleut la nuit, le jour, du matin jusqu'au soir,
Il pleut, sur notre terre amoureuse,
La voûte céleste pleure, ténébreuse...

La campagne, lave ses champs et ramures,
Comme une belle, voudrait retrouver sa parure ;
Peut-être la nuit, quelques gouttes d'étoiles,
Poésie nocturne, se déposent-elles sur la toile...

Dans le labour, quelques gouttes ruissellent,
Se rencontrent, s'écoulent et s'amoncellent,
Sous la bénédiction, d'une pluie torrentielle,
Ainsi d'un ruisseau, on fait une rivière...

Les nuages noirs, vident leur tristesse,
Le vent violent, tourbillonne, puis s'apaise,
Revient en force, la nature se déchaîne,
L'homme est si petit, face à sa souveraine...

Le soleil honteux, se cache à l'horizon,
Timide et blafard, pense se tromper de saison ;
Parfois, ose un rayon providentiel,
Qui dans les giboulées, forme un arc-en-ciel...

Pluie, vent et grêle... Un combat de géant,
Où l'on peut confondre, « Printemps et Mécréant »,
Où l'ambiance pluvieuse, crée le vague à l'âme,
Dans la mélancolie, qui éteint la flamme...

Il pleut !... Tout semble gris et dérisoire,
Peut-être est-ce là, le purgatoire ;
J'attends... J'écris, versifie sans ambition,
Les lettres coulent, goutte à goutte de l'inspiration...

Mais... Lorsque fleuriront, « Primevères et Lilas »,
L'astre brillant du jour, chassera les derniers frimas ;
Calmes et sereins, les fruitiers seront en fleurs,
Aquarelle, la flore ravivera ses couleurs...

Puis... Si colère céleste est assouvie,
L'éveil de la faune, la fin de la survie,
Une musique, l'éclat d'un sourire enchanteur,  
Le printemps de la vie, réfugié dans le cœur...

Pour ceux qui ne connaissent pas, la particularité de la terre argileuse, est d'être très collante lorsqu'il pleut, pour cette raison elle est dite « amoureuse ». Vous êtes sûr de repartir les pieds plombés, doublés ou triplés de volume et parfois les chaussures collées au sol, comme si la terre, ne voulait plus vous lâcher.
Sous le parapluie nous attendons le printemps, nous pataugeons avec les bottes et comprenons pourquoi à une époque, ils faisaient des briques de cette terre, pour construire leurs maisons...

Puis, il y a aussi l'autre « Printemps », celui qui compte le temps, notre Printemps intérieur... Certains cœurs restent désespérément en hiver, ou n'ont pas assez de place pour l'accueillir...

Bien sûr, l'automne prémices de la saison hivernale, viendra en temps et en heure, tracé par le destin... Alors, il restera les souvenirs... « Parler du printemps, c'est encore le garder... »

 
                   

Noel Turo dans Poésie.
- 1413 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.