Apparition

La pluie arrose le jardin
Des larmes noires d'un chagrin,
Le ciel en deuil étend son corps
Sur les chemins de Maldoror.

Je t'y avais croisée un jour
Quand tu cueillais des chrysanthèmes
Et la grâce de tes atours
Eveilla un amour extrême.

Je t'ai suivie dans les allées
Qui ondulaient dans la vallée
Tandis que tes cheveux de jais
Accrochaient le soleil grisé.

Ta digne silhouette blanche
Dans les vapeurs du crépuscule
Se fondait sous les hautes branches
Où s'agitaient des tentacules.

Tu pénétras dans un domaine
Que je n'avais jamais connu
Qui semblait d'un temps révolu
Au lourd parfum de marjolaine.

Un vieux château de briques rouges
T'attendait aux chants des carouges,
Tu y disparus solennelle
Sous une lune mirabelle,

Depuis lors, je t'y cherche en vain
Le long de ces couloirs sans fin
Je n'y ai trouvé qu'un portrait
Mais le temps l' avait craquelé.

banniange dans Poésie.
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