Après la tempête, c'est le désespoir

Sur les ruines de la plaine blonde
Quand le soleil étale ses rayons
Partout, sur les chemins boueux
Et sur les allées encombrées
De maisons effondrées
Et d'arbres abattus
Je marche coeur désespéré
Glanant quelques cocos
Me servant de boisson
Je sillonne toutes les rues
Lisant des vers d'inquiétude
Dans les yeux de chaque individu
L'un perdant sa maison
Et l'autre son jardin et ses bestiaux
Par-ci, j'entends
Crépiter la réparation
De certain toits endommagés
Par-là, les gens déchiquetés
Les bois sur le sol étalés
Je finis ma journée
Assise sur le banc
Situé à l'avant
Des débris de la vieille Église
Réfléchissant sur la reconstruction
De notre cher village en destruction
Particulièrement ma chaumière

Marguerite Voltaire

Après l'ouragan Matthew en octobre 2016.

De Margotin dans Poésie.
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