Attente de l'amour perdu




 
J’attends l’amour perdu
Pour me pendre à son cou,
Et ainsi me mettre à nu
Je rêve de vous, je rêve de nous.
 
J’attends l’amour perdu
Qui voudra me côtoyer
Pour plonger dans mon zéphyr en son été
Et commettre les pires tohubohus.
 
Remplacer nos routes isolées
Par de vertes prairies, même des haies
Pour s’y cacher, à l’insu des guetteurs aux aguets
Perchés sur leurs plateformes effrontées.
 
J’attends l’amour perdu
Pour redevenir l’adolescent niais
Et aimer ce corps qui se pose à nu
Pour rejoindre le soleil de mon été.
 
J’attends l’amour perdu qui brisera
Comme la lame d’un brise-glace
La croûte, de l’océan gelé, fêlera
Les icebergs en de multiples blocs de glaces.
 
J’attends l’amour éclairé par la lumière
De notre délit qui réchauffera notre aire,
Je me ferais tout petit au creux de vos reins
Juste une envie d’embrasser vos seins.
 
Nous commettrons, ma foi, des drames d’un autre âge
Ces drames qu’ils nomment amour. Ô je vous avoue
Je serais votre Bernard-l’hermite, vous serez mon coquillage
Incendier les palais de nos feux, je vous avoue.
 
Laissez-moi une chance,
Pour le prochain bal
Laissez-moi tenter ma chance,
Je vous assure je ne vous veux pas de mal !
 
Juste vous aimer,
Et sentir votre corps frissonner.
Juste vous embrasser
Ma douce beauté empoisonnée.
 
J’attends l’amour perdu
Pour me pendre à son cou,
Et ainsi me mettre à nu
Je rêve de vous. Pas vous ?
 
© Patrice Merelle 2013

Patrice Merelle dans Poésie.
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