Au bord du précipite

Au bord du précipice
Je ferais bien un pas
Finir dans un hospice
Ne me convenant pas

J’ai donné, j’ai reçu,
Aimé avec ivresse
Ayant bien vécu
Je crains fort la vieillesse

Je veux finir ma vie
Sur la pointe du cœur
Sans déclencher de pleurs
Ni de cachotteries

J’ai besoin de lunettes
Mais je ne les mets pas
Si ma peau n’est plus nette
Elle ne se ride pas

Sauf une canicule,
Me faisant basculer,
Un œil sur la pendule
Je peux encore rêver

chavigner dans Poésie.
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lifesof Il est prouvé aujourd'hui que l'on n'a pas forcément l'âge de ses artères mais l'âge de ses envies alors!!!
Bien sûr la case vieillesse est incontournable encore fait il y arriver!
ange Emouvant pas que l on ne fait pas. Quand l'âge frappe à la porte il ne nous reste que l esprit et la vivacité de notre dynamisme. On compte sans doute ses squatters (petits bobos) pourquoi ne pas leur dire : bienvenue ! Belle poésie qui devrait interroger même les jeunes. aujourd hui ils sont loin des yeux qui se ferment mais bientôt... Je reste émue.
Noel Turo Belle poésie sur la réalité de la vie ...
chavigner Vieillir est une mort lente qui n'est supportable que si celle ou celui que l'on aime et qui vous aime partage avec vous cette dégradation et vous la fait oublier le plus longtemps possible.
lifesof Ce qui est triste c'est que la vieillesse qui est une évolution et involution naturelle de la vie, du corps et de l'esprit de l'homme, est aujourd'hui synonyme de déchéance, ceci n'a pas toujours été le cas dans d'autres temps et ce n'est pas le cas dans toutes les sociétés.
Dans notre société nèomoderne le regard sur la vieillesse est très dur, impitoyable, les vieux vivent sans amour et seuls, quand je vois le nombre d'enfants qui tournent le dos à leurs vieux, je suis effarée.
Je dirai pour résumer, pour vieillir, on a besoin d'Amour, pas juste l'amour de son conjoint mais l'amour de ses enfants, de toute sa famille, de ses amis, de ses voisins, cer c'est bien l'amour qui donne un sens à la vie et ce quequesoit l'âge .
Noel Turo Mille fois d’accord avec vous chavigner et lifesof... Il y a l'indifférence, qui fait penser : "je ne suis pas concerné, je suis jeune". Ils ne réalisent pas qu'un jour, ce sera leur tour.
lifesof Une société qui occulte un pan de la vie de l'homme et qui méprise ses vieux est une société malade, on observe le même aveuglement vis à vis de la mort qui est oubliée( comme si on pouvait l'oublier) et le jeunes ne vont pas si bien que ce que l'on pense, névroses, addictions, dépendance donc leur situation n'est pas toujours plus enviable que celle de leurs aînés.
chavigner Nos jeunes n'hésitent plus à changer de région pour trouver du travail.Qui n'a pas un ou plusieurs de ses enfants à l'autre bout de la France? Pendant que les grandes villes débordent d'habitants,les petits villages se dépeuplent lentement mais,hélas,surement.Les personnes du troisième age se retrouvent entre eux.Les petits commerces disparaissent inexorablement.Les transports en commun n'existent plus.Les écoles ferment une à une et les médecins souvent plus vieux que leurs malades se retirent sans avoir trouvé de remplaçant à 70 ou 75 ans.Difficile après tout cela de garder un moral d'acier.Celui ci commence à sentir la rouille!
Modifié le 13/11/2016 à 10:02 par chavigner
lifesof On est d'accord!!!
chavigner Merci à ROSE, LIFESOF et Noel TURO pour ces échanges
duchesse Il y a environ deux ans, j'étais chez mon fils aîné, assise à table à côté de mon petit fils. C'était en été, donc sans manche. Et arrivé à un âge qui commence à avancer dangereusement sur la pente de la "vieillesse" j'ai comme beaucoup d'autre personnes, la peau sous les bras qui pendouille. Mon petit fils s'est amusé à me la faire balancer en ricanant. Je lui ai simplement dit : tu verras, un jour ce sera ton tour de vieillir.
Comme quoi, les jeunes se moquent des vieux et en plus, il vit maintenant dans une communauté, fume et se drogue. A 17 ans, il est papa mais s'est séparé de sa copine avant la naissance et ne reconnaîtra pas l'enfant. Où va-t'on ?
Colline Des strophes qui chacune expriment de manière différente le même sentiment. Une belle écriture en rythme et en métaphores qui tisse le sujet avec élégance.
chavigner Merci pour vos commentaires


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