Au feu !

L'âtre brille encore peu il est presque mort
D'avoir vivoté aussi longtemps du bois vert
De sa jeunesse alimenté par les travers
Qui l'avaient pourtant nourri et rendu si fort.

Il a fallu en prendre soin, comme un trésor
Précieux d'un souffle inné par la nature offert
Inutile et vain le foyer a trop souffert
Pour les quelques braises sauvées de longs efforts.

Le crépitement de la flamme, sa rougeur
Et sa langue habile lampant à toute heure
Auront chauffé certes mais pour tromper l'ennui.

Et si le vent a soufflé sur les braises hier
Vous vous étouffez aujourd'hui dans la poussière
Des cendres d'un foyer chargé d'un seul brûlis.

CrayonGris dans Poésie.
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