Automne aimé

Automne aimé

 
Le vent virevoltant, souffle dans les galets,
Sous mes pas réfléchis,  craquent les feuilles mortes,
Et quand la mort vient, sur le sentier, qu’il m’emporte,
Avec plus de respect pour cet automne aimé.
 
Et le ciel peut attendre, et dans ces habits d’ors,
Où monte une puissante et mélancolique heure,
Soulevant des pensées ivres au vent trop fort,
J’ai dans l’éclat des yeux, le flamboie de nos cœurs.
 
Lorsque l’automne aimé fait jaillir la fumée
Des vieilles cheminées qui s’ornent des bûchers,
Et du chemin faisant, à travers le village
 
Qu’importe si le vent m’emporte et me laissant
A l’abandon ici, et dans ce jour brumant,
Comme une âme perdue,  vibrent les heures sages.
 

© Patrice Merelle 2014

Patrice Merelle dans Poésie.
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