Aux portes des vallées

Sur cette route de la vie, où tant de fleurs
Ont fanées,  nous nous arrêtons, aux chants de l’âme,
Et seul nous contemplons les champs de nos bonheurs,
Où tant de fois nous vécûmes nos propres drames.

Lorsque viennent les soirs, l’âme réclame un peu
De fraîcheur, pour rêvasser aux jeunes années,
En vain, le saule pleureur, ce sauve-qui-peut,
Réclame à son écho nos larmes déclamées.

Les adieux de la jeunesse ouvrent les vallées
De la sagesse, nous découvrons en ces temps,
D’autres saveurs inconnues aux belles années.

Quand viendra le déclin de pleurer sur nous-mêmes,
Où tant de cieux disparaîtront donc sûrement,
Notre famille nous fêtera en poème.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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