AVEC LA NUIT

les bougainvillées dérapent dans le vent
épaules dans les plis des lenteurs sinueuses
 
je te regarde dormir

te glisser dans cette impatience du sommeil
aux clairs déséquilibres
 
chaque respiration me ralentit
qui dérive par-dessus tes palpitations
 
rien ne fléchit
que les heures qui s’ébattent
à frôler les ombres du dehors
sous les envies de la pluie
et ses marteaux qui la précipitent
 
ici
je recompte mes silences
là je les organise
minutieuse complication
 
j’aimerais appartenir à cette tranquillité
offrande invulnérable de tes beautés
 
trainer dans tes rêves
jusqu’à les fréquenter
 
feindre les soupirs
et rejoindre l’harmonie de nos dilutions
 
le jasmin transporte ses étoiles
jusqu’à te les susurrer
 
mais c’est à moi de les compter
pour que tu en prennes soin
dans l’ailleurs de ton réveil

DELAOUJESUIS dans Poésie.
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