Avec un chant de nulle part...

Avec un chant de nulle-part pour les êtres en déshérence
L'on se pare de sortilèges qui sont ouvragés de confiance,
Et l'aube qui parfois s'éclaire en un brouillard de matin triste
En est la prière constante exaucée d'un geste d'artiste.
 
Avec ces mots que l'on échange si peu de fois en nos mille ans
L'on vient ancrer dans les mémoires l'humanité de l'inconscient,
Et l'incertain de nos bonheurs, au calme rare d'un ailleurs,
Nous est alors, d'un firmament, l'étoile qui brûle nos peurs.
 
Avec un rêve qui s'épanche à l'infini de nos rengaines
S'élève aux années dérisoires un essentiel qui nous entraîne,
Et dans les fleurs des cimetières, offertes à ceux qu'on enterre,
L'on devine alors ces fragrances exhalées par les âmes fières.
 
Avec ces jours que l'on étire pour que vieillir nous soit propice
Les fils qui lentement se brisent dévoilent trop de leurs sévices,
Et l'esprit qu'on sait volatile, fuyant là les pensées de l'âge,
Rejoindra en ses paysages une paix qu'il sait sans partage…
 

…Et qui s'efface dans l'oubli aux heures lentes du naufrage…

Fanch dans Poésie.
- 294 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.