BALEINE

L’océan en est infini


de leur chant
de leurs corps

presque gisantes des abysses
 
ouvreuses sous ce dais de ténèbres

suiveuses des rondeurs du temps
 
dans les profondeurs
géantes qui brillent
 
dans les entrailles des migrations
passagères emportées
elles glissent sur le glacial insondable
 
elles sillonnent les métropoles de plancton
en transversales vertigineuses
pour une apnée nutritive qui rabote le goulu gigogne
 
dans cet écheveau de silence opaque
qui se voûte pesanteur en élégance
elles palpitent mastodontes
 
en insertion de surface inspirée
elles jaillissent inépuisables
étreignant d’instinct l’équilibre libéré

dans l’encombré
des respirations saillantes
 
pèlerins de l’immensité
elles replongent happées de lumière
au cœur de cette opacité flamboyante

vers leur englobé d’invisible
 
leur infini d’océan rassuré
 
de leur corps
de leurs chant

DELAOUJESUIS dans Poésie.
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