Bel âtre

Bel âtre
 
Humeur sans humeur,
Gai ou triste,
Joyeux ou tragique,
Peu importe,
Où est le plaisir
Tant décrit,
Sûrement pas en toi,
Sûrement pas en moi !
 
Alcoolique anonyme qui se revendique
Croisière sur un fleuve asséchée
De promesses,
Monsieur montre son cul,
Et respire le gaz,
Partenaire particulier,
Lubie des lubies,
Et se défonce en toi,
Et se défonce en moi,
Renverse les rôles,
Sud ou Nord, où suis-je à chaque pôle ?
 
Quelque part bel âtre,
Brûle un feu intérieur,
Et tout se décompose,
Et tout tombe en cendre,
Quelque part où je ne suis plus,
Elle est universelle,
Elle me touche,
M’enfourche,
Elle est si universelle,
La mort qui vient à moi.
 
Tu as frappé à la bonne porte,
Pour brûler d’une éternelle flamme,
Mon ami.
 
Prends ce godet,
Remplis le jusqu’à ce qu’il déborde,
Et bois lentement,
L’alcool,
Brûle en toi
Comme une éternelle flamme,
Mon ami.
 
J’ai fermé les yeux,
Abuses de moi,
Comme dans le passé,
Abuses-tu de moi
Comme j’ai usé de toi.
 
Et reconnais qu’on est si bien,
Plus de dimension,
Plus rien de normal
Dans la normalité du jour naissant,
Quand disparait la nuit.
 
Quand disparait la nuit anormale.
 
© Richard Parnhas 09-07-2017

 

Richard Parnhas dans Poésie.
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