Blessures de Frontière (le champ d'un migrants).

Je voyais à l'autre bout,
Un brin de liberté
Trempé dans les égouts
Je rêvais défier la marrée

Il me fallait partir
Partir quitter tout
Tout et m'enfuir
M'enfuir des égouts.

Des égouts crasseux
Dominés par des rats
Des rats ténébreux
Qui pillaient mes droits.

Il me fallait lutter
Lutter contre ma peur
Avant d'embarquer
Sur ce canal passeur.

Aveuglé par l'espoir
Et chassé par les guerres
Les guerres de pouvoir,
J'avais pris la voie de la mer.

Pour atteindre le champ
Le champ Élysée
Élysée où les fruits abondants
Me rendraient ma liberté.

Labà à l'Élysée
Je dormirais à deux yeux
Sans me méfier
Des coups de feux.

À l'Élysée la poubelle
Me vêtira, me nourrira,
Ma vie sera belle.

Sur les bacs publics,
Je dormirais sans soucis
Pas même les moustiques
Ne nuiraient à ma vie.

Labà à l'Élysée
Je courirai non pour fuir,
Mais pour m'épanouir
Et jouir de ma libéré.

Les regards haineux
Des nationalistes
Ne me seront pas dangereux.

Peut-être un jour,
De sons balcon
Avec un peu d'amour
Me regardera Makron

Par pitié il fera de moi
Un brave réfugié
Durant son mandat
Et j'aurais ma liberté.

Je vois derrière moi
Des troupes armées
Qui avancent à grand pas,
Je vois ma liberté à l'Élysée.

Allons-y passeur
À moi la mendicité
À dieu la terreur
Vive le champ Élysée.

lutaire.nlomo9 dans Poésie.
- 44 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.