Brumes et brouillards

Où vont se perdre nos pensées embrumées,
Qui font un manteau de douceur dans ma tête,
Où vont mourir toutes nos pensées enfumées,
Par des montagnes d’idioties qui nous entêtent ?

J’ai vu mon pays s’anesthésier par des voyous,
Des politiciens véreux, au regard un peu flou,
Flouer mon âme au point de me faire baisser
Mon regard comme d’une honte déposée !

Un jour fade, un jour sans, comme d’une fausse écume,
Brumes et brouillards du langage nous lassent,
Et nous glacent comme en automne, -fument !
Fument les idées noires qui estompent ma face !-

Où meurent les jours de beau temps innocents ?
Au défi des brumes monétaires qui nous calomnient,
Des vieillards séniles au Sénat, il n’y a, lentement,
Qu’un pas à franchir, ô lente procession d’aujourd’hui.

J’étouffe sous les brumes et brouillards de mon pays,
Empoisonné par les odeurs nauséabondes des impotents,
Quand des millions d’hommes dorment aujourd’hui,
Les yeux grands ouverts aux spectacles affligeants !

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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