Brumes

Et tout ce voile naissant de nos cités mourantes,
Se dépose sur nos yeux, et altère mon cœur,
J’ai peine à retrouver dans ces heures si pesantes,
Tous mes amis perdus au vent mauvais ; et je pleure !

Aux sanglots de nos amours, la vareuse du temps
S’est accoutrée lentement de froidure et de pluie,
Toutes ces gouttes d’argent comme d’orfèvrerie,
Me sourient, me châtient ; j’aspire son flot luisant.

Il n’y a ni bêtes, ni hommes, ici, présent,
Seul, livré à moi-même,  sous le manteau de pluie,
Je prie un certain Dieu, que les brouillards reposants
Disparaissent rapidement de cette folie.

Oh ! Brume et brouillard, vous avez l’odeur de la pluie !


N.B :
Ce treizain a participé au recueil dédié aux victimes des divers attentats qui se sont déroulés entre 2015-2016.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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