cadavre exquis exclus

Je vis tel un avatar, virtuel, superficiel, mais néanmoins sensuel… je suis l’apanage de mon propre standard avisé et ravivé devant l’éternel. J’éternue et je m’évertue à me taire, et ce n’est pas une tare, juste un reliquat de quartz dans mes canaux nasaux. Nasillard je le suis, mais certainement pas un nazillon et encore moins un oisillon devant vous. Je me rebiffe et me rebelle tel un lion. Peut-être suis–je même un peu con sur les bords. Bref un tzar en papier buvard. J’irais faire des bécots au Québec avec un navajo. Non je ne suis pas un « narvalo », juste envie d’être un Zorro auprès de ces dames, de jouer au don quichotte, mais j’exècrerai d’être un zéro.
Un rire sur une toile, transparaît sous le canular celui-là même  lorsqu'on dit l'autre : je t'aime...
La métrique de mon corps, ne vaut pas la rythmique de mon coeur, il bat la chamade, quand je vois ces nomadlands... des sentiments des émotions qui flirtent avec les émoticônes comme toi quand tu joue avec ton carone. J'ai une montée de testostérone ! J'en perds tous mes neurones !!! mon cerveau ne se connecte plus ! Que fais je ? Que fais Je ? Je ne sais plus !!!
L'athymie de mon coeur vaut l'arythmie de ma raison qui perds tout sens de la réalité quand je vois bouger tes hanches et que tu chantes tes mélopées.  Je souhaiterais t'embrasser à pleine lèvres, à pleines bouches ! À pleine dents ? Pour mieux te mordre ? Te manger ton regard mordoré !!!
Mais ta bouche est malodorante ? Une odeur de putréfaction putride et fétide !! c'est torride pour une femme ? Bien que tu sois une belle âme, quel homme infâme ne suis -je pas en me délectant de tes restes innommables !! Ma poésie c'est ta décomposition ! De ton corps je fais du compost ! De ta cervelle  une douce compotée !!! de mon amour pour toi j'arrange un slam de ma composition qui se décompose en scansions et oraisons vibratoires.
C'est un cadavre exquis qui m'a mené jusqu'à toi  c'est-à-dire vers la fin de ce slam. Que je vous déclame ici et maintenant, non pas pour qu'on m'acclame ni que  l'on me jette aux flammes dans un autodafé dédié aux poètes maudits, mais bien pour qu'on m'en réclame d'autres. Cela pourra retarder mon heure auprès du bourreau qui m'attend. Ceci n'est pas pipe mais cela est la fin de votre calvaire acoustique. La terminaison grammaticale et syntaxique du texte au non sens sémantique, que je viens prosaïquement  de vous livrer. Point final.

Fabien Rogier dans Poésie.
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