Casablanca-Casanegra

Casablanca-Casanegra


Passant la lourde porte qui me séparait du présent, tout en la poussant de toutes mes forces je regarde ce qui me quitte. Innommable ! mes lèvres s'étirent, mes yeux se serrent, mon coeur aussi, mes pats hésitent, mes genoux tremblent, mais mes mains comme guidées par une conscience mystique dans un mouvement dansé, poussent, poussent pour refermer la porte sur ce fantôme de béton, beauté historique, au visage ruiné. Quand enfin derrière moi m'apparaît une silhouette, semblable à celui d'Héméra, comme un feu à l'entrée d'une caverne. Retrouvant la raison, je finis de pousser la lourde porte et ses ombres d'en bas disparaissent dans la sombre pièce, grincement de porte, claquement d'os comme un coup de marteau. Dos à la porte, j'ouvre enfin les yeux, me voilà face à Casablanca. Vue d'ici, labyrinthique méandre d'artères  transportant dans ses vaines schizophréniques âmes errantes entre deux mondes,deux temps. Casablanca la marocaine comédienne, elle semble porter le masque gris-noir de sa tragique course effrénée vers une modernité toujours plus polluée de gazes d'échappements et de sombres pensées souterraines destructrices de son identité. Casa-blanca par endroits, Casa-negra par d'autres. Autour de ton visage architectural, anguleux, quelque mains vertes s'arrangent pour te redonner quelques cheveux de couleur orange bleu, artistiquement te coiffent en spirales et autres formes abstraites. Pendant ce temps où l'horloge n'est plus, un chien fantôme, gardien du temps, repose, rêveur, enviant la douceur de quelques uns de tes traits. D'autres, chirurgiens technobureaucratiques te refond la façade avant le défilé royale. Casa-blanca, princesse, poupée aux cheveux long bouclés d'anneaux de chaînes, je te regarde, je t'imagine, triturant ton grain de beauté, l'esprit rêvant d'un autre visage.  
Casablanca-Casanegra



Passant la lourde porte qui me séparait du présent, tout en la poussant de toutes mes forces je regarde ce qui me quitte. Innommable ! mes lèvres s'étirent, mes yeux se serrent, mon cœur aussi, mes pat hésitent, mes genoux tremblent, mais mes mains comme guidées par une conscience mystique dans un mouvement dansé, poussent, poussent pour refermer la porte sur ce fantôme de béton, beauté historique, au visage ruiné. Quand enfin derrière moi m'apparaît une silhouette, semblable à celui d'Héméra, comme un feu à l'entrée d'une caverne. Retrouvant la raison, je finis de pousser la lourde porte et ses ombres d'en bas disparaissent dans la sombre pièce, grincement de porte, claquement d'os comme un coup de marteau. Dos à la porte, j'ouvre enfin les yeux, me voilà face à Casablanca. Vue d'ici, labyrinthique méandre d'artères transportant dans ses vaines schizophréniques âmes errantes entre deux mondes,deux temps. Casablanca la marocaine comédienne, elle semble porter le masque gris-noir de sa tragique course effrénée vers une modernité toujours plus polluée de gazes d'échappements et de sombres pensées souterraines destructrices de son identité. Casa-blanca par endroits, Casa-negra par d'autres. Autour de ton visage architectural, anguleux, quelque mains vertes s'arrangent pour te redonner quelques cheveux de couleur orange bleu, artistiquement te coiffent en spirales et autres formes abstraites. Pendant ce temps où l'horloge n'est plus, un chien fantôme, gardien du temps, repose, rêveur, enviant la douceur de quelques uns de tes traits. D'autres, chirurgiens technobureaucratiques te refond la façade avant le défilé royale. Casa-blanca, princesse, poupée aux cheveux long bouclés d'anneaux de chaînes, je te regarde, je t'imagine, triturant ton grain de beauté, l'esprit rêvant d'un autre visage.

aziz.boumediene dans Poésie.
- 27 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.