Célébrations - Chant I

Chant I


On rêve dans l’ébène, aux opalins chemins,
Qui célèbrent la joie, l’audace et le plaisir ;
Et si tout veut surgir, à ces natifs gradins,
Des papillons chargés par autant de désir
S’épanouissent là aux manuscrits de miel,
Que forment toutes fleurs, lorsque le merle blanc
Se gorge d’un astral chant sous ce rosé ciel.
Je m’élance d’un pas ravi vers ce printemps
Adagio du jour qui jaillit au zéphyr ;
Ô fusées embrasées ! Ô héroïques âmes !

Aime mère nature, où brûle mon plaisir ;
Ô contemplation éprouve donc mon âme.

D’un regard imparfait pour la beauté des fleurs,
Et comme une horloge qui s’élance sans fin,
Dans cette immensité, d’un verdoyant bonheur,
Les flots azuréens sont d’autant de festins ;
L’ouragan de pensées m’assaille, me disperse,
La Méditerranée au Sud, la mer Egée
A l’Ouest, la mer Noire au Nord, l’ancestral Perse,
D’un voyage vers l’Est, enfin je distinguais
De l’antique Syrie, tout son lustre d’antan.
Où mon regard se pose, où mon penchant se dresse,
J’ai des vestiges là, les vertiges du temps
Qui harangue le ciel, où mon esprit se presse.




Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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