Ces instants magiques

Tous ces tendres chemins qui sentent le jasmin
Toutes ces douces sentes et ces roseraies lasses
Qui attendent comme l’ambre qui jouit voisin
De la résine, coule et embrasse le pin,
 
Tu es là ! Ô mes rêves pensés. Tu es là !
Pieds nus, je vais en vie, au fond de la terrasse,
Et le soleil reflète où la rose piqua
De son sourire amer –archet qui me blessa-
 
C’est le sang de l’envie qui s’écoule nocturne,
Et tombe sur l’herbe des plaisirs et des rires
Le ciel est constellé de lumières diurnes
 
Sur les tréteaux posés de ces instants magiques,
Je loue la Bohême, les fées de ce désir,
Et vous attendrai là, à mes heures tragiques.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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