C'est comme un train qui part

Les maisons que l'on ferme sur un passé heureux
Les oiseaux du bonheur qui s'envolent aux cieux
Toutes ces vies d'avant, oubliées, délaissées
Par choix ou peur d'être blessé

C'est comme un train qui part
Ça frappe dans la poitrine
C'est comme une vitrine
Dont les autres s'emparent

Les amis qui nous quittent pour des chemins divers
Les bonheurs et les pleurs qu'on avait partagés
Qui nous laissent démunis au milieu de l'hiver
Comme des arbres égarés à demi-effeuillés.


C'est comme un train qui part
Ça bruine dans le regard
C'est pas parce que c'est triste
Juste que ça existe

Les prisons que l'on ouvre pour un renouveau
Pour un air bien plus pur, au bout de l'horizon
sans poignard, sans torture, et rien que pour le beau
L'aventure sera belle, si belle est la raison.

C'est comme une train qui part
Qu'il enserre vos entrailles
Peut-être va-t-il nulle part
Pour que nos vies  déraillent

Il est temps, il est tard, bien plus tard que jamais
Les années sont usées sans connaissances d'essences
J'ai perdu ton regard et tes yeux qui m'aimaient
Le vide alors s'installe au bruit de ton silence.

Ce disert silence qui bafoue le respect
Me rentre dans la chair, m'étripe peu à peu
Au rythme des secondes, de toi, séparée

C'est comme un train qui part
Ça brûle à mille endroits
Celui du cœur s'égare
Aux vestiges de tes pas.  

Verobray dans Poésie.
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