Chagrin d'amour.

Puissiez-vous âmes en peines, contempler à nouveau le vol des oiseaux étourdis par l'ivresse de l'infini, entendre le lourd soupir de la terre, dans les nuits chaudes d'été, le gémissement de la mer, contre les éternels et mêmes bords, voir la joie de la lumière à disperser les ténèbres.

En ces yeux, meurtris de tant de déceptions amères, en son coeur blessé, ce coeur si lourd de ne pouvoir assouvir sa soif d'amour.

En sa tendresse inassouvie, elle se mit à pleurer et pensa qu'elle n'avait plus pour amant que le néant.

Avec la force du désespoir, son coeur hurla sa détresse, elle n'avait  plus pour horizon que le souvenir d'un amour perdu dans des vagues d'amertumes.

Pourquoi le temps ne s'arrête-t-il pas, pourquoi l'oubli du bonheur est-il si dur à mes yeux, combien de temps  encore pour oublier combien l'on s'est aimé.

Elle se senti blessée, humiliée, et pourtant toujours au plus profond de son être martyrisé par l'insoutenable absence, elle gardait jalousement au fond de son petit coeur, une flamme d'espoir.

Elle aimait penser aux choses les plus douces, une main chaude autour de son cou, un baiser tendre ou passionné.

Mais à chacun de ses matins, son rêve se brisait, et nostalgique et triste, elle pensait à nouveau, écrivait des poésies pour oublier l'inoubliable, pour oublier celui qui n'est plus prés d'elle dans les grandes nuits d'hiver, pour cette complicité, cette chaleur qu'elle cherchait en vain, sans jamais la trouver.

Mais un jour de printemps ou d'été, ou peut-être quand le temps aura fait son travail réparateur, que la pluie des larmes et la brume de son désespoir se seront arrêtés, surgira alors l'arc en ciel du bonheur,du bonheur d'être deux, un visage rieur et complice lui apparaîtra, elle saura alors que son rêve et son attente sont enfin devenus une bien belle réalité.

Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
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