Colza et la moufette conte offert a joane-chibani de la part d'andree maman de solis.

COLZA ET LA MOUFETTE.

La chienne de la ferme voisine a mis au monde trois petits chiots.
Joane, la connaît bien aussi, elle peut les caresser et…, à loisir… lorsque dans la semaine elle vient avec maman acheter légumes frais, œufs et fromages.

Deux des chiots sont déjà promis…..
Celui qui reste est le préféré de la petite, et papa sollicité, harcelé cajolé, à promis de lui en offrir un, dès quils seront sevrés.

Joane fait mille projets depuis et lui a même donné un nom, COLZA, et, un panier au pied de son lit est préparé pour lui.

La voilà qui devient sâge, obéissante, soigneuse et studieuse.
Ce sont les conditions imposées par papa et de plus, si elle veut un chien, il faudra quelle lassume complètement…

Bref ! Un soir papa rentre un peu plus tard que dhabitude du travail (il est passé par la ferme), et…, tire de sa musette la petite bête promise.

Joie délirante de Joane qui promet de sen occuper et surtout de bien le dresser.

Colza grandit heureux et choyé par sa petite maîtresse.

Ce dimanche, promenade en forêt de toute la petite famille.

Dieu! que la liberté est bonne..., les odeurs nouvelles.
On met son nez partout.
Ici çà sent la plume, là le poil où celle dune tortue cachée sous les feuilles sèches.
On donne de la voix, on court à perdre haleine.

Dommage pense Colza de samuser tout seul.
Mais… comme les maîtres sont fort occupés à la recherche de champignons, de mûres où bien de châtaignes, ce nest pas la peine de solliciter Joane et il se résigne à faire seul jeux et découvertes.

-Tiens !
-Quel est donc cet animal lové dans son sommeil au creux des buissons de lentisque.

Cest une moufette qui dort là, au soleil.
Chouette ! Un compagnon de jeux pense notre chiot.

Alors, coups de gueule et de pattes, il semploie à réveiller la dormeuse.

-Allons ! Réveille-toi et viens jouer avec moi.
-Secoue-toi donc un peu.
-Comment peux-tu dormir par une si belle journée ?

Mais, dame Moufette ne lentend pas de cette oreille.
-Que le diable temporte intrus si bruyant qui vient là, perturber mes rêves...

Elle le contemple un instant en lui montrant les dents.

Aucune réaction…
Il tient à ses idées.., lui faire partager sa joie et ses jeux.

Alors, comme il insiste, lautre lui tourne le dos, lève une queue en trompette et asperge abondamment le museau inquisiteur dun puissant jet malodorant.

Puis, tranquillement part rechercher ailleurs un autre coin tranquille pour reposer en paix.

Pauvre chiot…, petit Colza te voilà parfumé...
Dieu que ça sent mauvais…, on se frotte aux écorces, on roule dans lherbe...
Hélas… rien ny fait…, lodeur est toujours là.

Notre pauvre Colza, oreilles basses, queue pendante revient vers une Joane, qui, mouchoir sur le nez avec horreur le regarde.
Alors…, la maison, bien vite lon retrouve.

Et, par la peau du cou, pris délicatement, (il sent tellement mauvais), vite cest dans la baignoire quil va être plongé dans une eau parfumée car on y a versé le contenu entier de paquets de sels de bain à la lavande.

Et Joane avec courage frotte rince et sèche un Colza désodorisé ‘si lon peut dire, quon peut enfin caresser.

Mais, jai toujours pensé que laventure devait lui avoir servi de leçon car dans le futur ses sorties en forêt furent plus calmes.
Des buissons de lentisque il sen est fort méfié.
De la vie lexpérience se fait à nos dépens laviez vous remarqué ?

Andrée Loritano.31/12/2009

shambala.fred dans Poésie.
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