Confessions

Je ne cherche pas le plaidoyer
De mon incompréhension de ce monde,
De cette vie de chimères
Mon incompréhension est si grande , incommensurable
Si confuse en moi que je me sens en plein désarroi.
Des questions fusent en moi et toutes aussi stupides insipides
Les unes que les autres :
Existentielles ?
Superficielles ?
Interstitielles ?

Parfois mon regard se fixe sur quelque chose de lointains ?
Mon humeur change instantanément : refus de toute caresse, de toute douceur Mon corps refuse toute forme de tendresse :
C’est comme une piqûre de rappel :
« Ne me touches pas ! » hurle mon corps.
A mon corps défendant cette tension haineuse,
Coléreuse remonte à cette enfance incestueuse ?
Que je crois comme telle
Victime, bourreau ou témoin
Les dégâts sont là, las, en mon corps,
En mon dos endolori
Douleur intercostales
Je suis normal ? Je veux être normal !
Mais il y a des larmes sèches qui coulent de mes yeux
Que je ne peux retenir : hypersensibilité.
Tension suicidaire, orbitaire, orbital.
Sensibilité anale, sexe tendu, lèvres lippues
Celles de ma mère déesse –maquerelle  
Marâtre de mon corps d’enfant –
Je l’aime, je l’ai aimée, je l’aime encore ;
Pas de coït, et pas de quoi rester coi ?
Pour quoi ? pour qui ? comment ?
Parce que  cela devait être ainsi ?
Le paradoxe tautologique c’est que « je m'ens » ?
Je me putréfie, je me liquéfie
L’acide de mes vers
L’acide dans mon verre
N’y changeront rien aux immondices,
Je dois accepter ces interstices.

Fabien Rogier dans Poésie.
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