Dans la nuit chaude d'été.

Dans la nuit chaude de l'été, l'homme s'enfonce dans le sommeil réparateur, rêve d'un univers, fait de chants mélodieux, de champs de coquelicots à perte de vue, au bonheur
éternel, à la pensée pure et simple, à la sympathie de toutes les choses et de tous les mondes.

Dans la nuit chaude de l'été, tout est pesanteur et senteur, silence étrange, ombres menaçantes des grands arbres.

Le ciel gronde, quelques éclairs commencent à strier le ciel. Le vent se lève, complice des forces des Dieux.

Dans la nuit chaude de l'été, la nature attend l'eau, l'homme s'inquiète du ciel menaçant, peur ancestrale d'une fin du monde, d'un ciel s'abattant sur sa frêle existence.

Dans la nuit chaude de l'été, de gros nuages noirs cachent la lune, tout semble se figer, des vibrations électriques se répandent, la prodigieuse énergie va faire son spectacle, apportant craintes, et régénérations.

Dans la nuit chaude de l'été, l'orage triomphe, superbe de force et d'arrogance, claque comme un coup de fouet, sur le cheval noir de la nuit.

Dans la nuit chaude de l'été, des harpons d'eau, frappent le sol aride, de grosses flaques se forment, l'eau ruisselle, s'invite partout, comme une bénédiction. La nature reprend son souffle, se gorge de cette
manne providentielle, source de vie.

Dans la nuit chaude de l'été, tout chante la vie et l'air devient frais, la grande inondation n'aura pas lieu, Noé peut sortir de son arche, le corbeau ne fera pas son long voyage, et le monde ne sera pas encore le radeau de la méduse.

Dans la nuit chaude de l'été, s'en sont allés, les cavaliers de l'orage vers d'autres batailles célestes.
Le silence est revenu et l'on entend de nouveau, les grillons, le bruissement des feuilles alourdies par l'orage, la vibration universelle d'une nature ressourcée et renaissante.

La nature s'est fâchée et l'homme n'en est point fâché, car de cette colère céleste est venue le bien le plus précieux de notre planète bleue, l'eau vitale et purificatrice, cette force indomptable et essentielle.

Marc de St Point dans Poésie.
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